Rudi Garcia doit jeter sa prudence par-dessus bord : ce changement est inévitable contre la Nouvelle-Zélande

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Le début de Coupe du monde n'a pas été celui espéré pour les Diables Rouges. Dans un match à quitte ou double contre la Nouvelle-Zélande où il faudra faire sauter le verrou le plus rapidement possible, un homme semble indispensable : Hans Vanaken, que l'on n'a pratiquement pas encore vu.

Voir Hans Vanaken s’asseoir devant la presse deux jours avant un match à quitte ou double pour la suite d'une Coupe du monde ? Ce n’est pas un hasard. La presse belge avait demandé que les principales têtes d’affiche soient disponibles plus tôt dans la semaine, parce que le matchday -1 est traditionnellement envahi par les médias internationaux, souvent à la recherche d’autres récits. Dans ce contexte, on n’envoie pas un joueur appelé à rester 90 minutes sur le banc. On envoie quelqu’un qui aura un rôle. Un rôle important.

Hans Vanaken peut créer et se trouve toujours au bon endroit

Et honnêtement ? Ce serait totalement logique. Car si la Belgique a besoin d’une chose contre la Nouvelle-Zélande, ce n’est pas de force de travail supplémentaire ni d’un joueur en plus qui se contente de rester sagement entre les lignes. Il faut quelqu’un capable de provoquer. Quelqu’un qui voit les espaces avant même qu’ils n’existent.

Donc Vanaken. Quand un match doit absolument être gagné, beaucoup pensent automatiquement à plus de vitesse, plus de profondeur et plus d’actions individuelles. Mais face à une équipe qui devrait défendre bas, la décision se fait souvent ailleurs : entre les lignes.

La connexion avec De Bruyne s’est créée naturellement

C’est précisément là que réside la grande force de Hans Vanaken. Ce n’est pas un joueur qui doit toucher vingt ballons par phase pour peser. Par moments, il semble même avoir disparu du match. Et puis, soudain, il est au bon endroit. Toujours au bon endroit.

Ce n’est pas un hasard. Il sent où les espaces vont apparaître. Il a cette capacité de partir une seconde plus tôt que son adversaire. Pas grâce à l’explosivité, mais grâce à la lecture du jeu. Et contre des blocs compacts, cela vaut parfois bien plus.

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De plus, il y a un autre élément dont la Belgique peut profiter : sa connexion avec Kevin De Bruyne. Les moments où les deux ont été alignés ensemble ont été limités, mais il y avait souvent quelque chose de naturel. De Bruyne cherche le mouvement. Vanaken comprend le mouvement. De Bruyne pense en avance. Vanaken pense avec lui. Mettez Tielemans derrière eux comme milieu défensif, et ça peut fonctionner.

Vanaken représente aussi un danger

Ce sont des combinaisons qu’on ne retrouve pas toujours dans les statistiques. Et on oublie encore une chose : Vanaken n’est pas un meneur de jeu classique qui ne fait que créer pour les autres. Il est lui-même une menace devant le but. Il infiltre très bien. Il surgit dans la surface à des moments où les défenseurs l’ont perdu. Et dans le jeu aérien, il reste une arme énorme.

Car imaginons que la Belgique doive balancer dans les vingt dernières minutes. Que les espaces se réduisent et que la nervosité monte. Alors, chaque opportunité de centre devient cruciale.

Dans ce cas, on préfère avoir Vanaken dans la surface plutôt que quelqu’un qui ne fait que circuler entre les lignes. Dans un match à quitte ou double, Rudi Garcia n’a pas besoin de prudence. Pas de joueurs qui contrôlent et qui temporisent. Il a besoin de joueurs capables de faire sauter le verrou.

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