Avis "Éviter" l'Argentine en 8e ou l'Espagne en quarts ? Commençons déjà par nous qualifier...
Photo: AI generated
Certains en sont déjà à faire des calculs : si la Belgique fait tel ou tel résultat vendredi, elle affrontera telle ou telle équipe en 8e ou en quarts de finale, ira dans telle ou telle ville... comme si les Diables étaient, en réalité, en position de calculer.
Avant le tournoi, les calculs étaient tout à fait logiques. Gagner le groupe, ce qui devait être le minimum exigé d'une sélection sur papier nettement supérieure à ses adversaires, était l'objectif affiché, et permettait de rester à Seattle deux matchs de plus (puis de retourner à Los Angeles en quarts). Même si cela signifiait alors, en théorie, affronter l'Espagne.
Thibaut Courtois l'avait d'ailleurs clairement expliqué en conférence de presse, rappelant les déplacements lointains en Russie - et ce qui nous attend en cas de deuxième place est tout aussi compliqué. Mais tout ça, c'était avant que le tournoi commence.
Argentine en 8e ? Espagne en quarts ? Non : Nouvelle-Zélande vendredi...
Maintenant que nos Diables Rouges sont au pied du mur, beaucoup essaient d'analyser ce à quoi pourrait ressembler la suite du tournoi. Nous l'avons fait aussi. Mais on en voit aussi dire que "finir deuxième n'est pas si dramatique, car nous affronterions l'Australie ou le Paraguay, mais qu'après, ce serait l'Argentine" ; qu'une place de meilleur troisième pourrait nous voir affronter le Canada, ce qui serait au final assez chanceux.
Bref : les Belges, supporters comme observateurs, se raccrochent un peu aux branches en continuant de vouloir faire comme si le tournoi pouvait durer longtemps. La réalité, c'est qu'il faut désormais se mettre au diapason des clichés énoncés par notre sélectionneur et notre capitaine : il faut prendre "match par match" - et le prochain match est vendredi à Vancouver, contre une Nouvelle-Zélande qui n'est pas encore battue d'avance.
Les cyniques qui calculaient, en 2018, qu'il ne fallait pas battre l'Angleterre car cela nous compliquait la route vers la finale se basaient au moins sur des premiers matchs impressionnants et une équipe qui pouvait clairement aller au bout. Essayer de faire des calculs dans la situation actuelle ? Impossible. Même finir troisième (ce qui pourrait nous envoyer contre la France à New York aussi...) n'est pas une assurance de... finir meilleur troisième.
Et si nous devions, aujourd'hui, affronter le Canada, poussé par son public à Vancouver et en pleine confiance, en 16e de finale ? Ou les USA en 8e si, par miracle, nous parvenons encore à terminer premiers ? Ce qu'on voit ces dernières semaines ne devrait inciter personne à croire que ce serait une aubaine. En jouant comme elle joue en ce moment, la Belgique n'aura même pas le luxe de penser à la meilleure route vers les quarts. Elle pourrait même rentrer chez elle dès ce week-end.
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