Le retour de Jean Kindermans : pourquoi Anderlecht était prêt à tout pour le faire revenir à Neerpede
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Le retour de Jean Kindermans à Anderlecht n’est pas perçu par de nombreux supporters comme un simple changement de personnel, mais bien comme la récupération d’une part de l’identité du club. C’est aussi pour cela que la direction actuelle a voulu le récupérer auprès de l’Antwerp, sans condition.
Chez les Mauves, Jean Kindermans a longtemps été considéré comme le gardien de l’ADN de Neerpede : quelqu’un avec une vision claire, une ligne directrice et la volonté de prendre des décisions difficiles lorsque c’était nécessaire.
C’est précisément pour ces raisons qu’Anderlecht a tout fait pour le faire revenir à Bruxelles. Sa valeur ajoutée n’était pas seulement reconnue par la direction du club : auprès des supporters aussi, son nom a résonné pendant des années avec un immense respect.
Un homme qui ne change pas de cap
Dans le football moderne, les clubs changent souvent sans cesse de direction. Les entraîneurs vont et viennent, les projets évoluent et la pression pour obtenir des résultats rapides s’intensifie. Jean Kindermans, lui, était connu pour l’exact contraire. Il croyait en un plan à long terme et s’y tenait.
Cela ne faisait pas de lui le personnage le plus facile du club. Il pouvait se montrer très strict et n’hésitait pas à prendre des décisions fortes. Quand un joueur ne répondait pas aux attentes, il le disait. Il ne regardait ni la réputation, ni l’âge, ni les pressions extérieures. Pour lui, comptaient le développement, la discipline et la mentalité.
Cette approche était toutefois appréciée. Les joueurs, les parents et les collaborateurs savaient exactement à quoi s’en tenir. Les règles et les attentes étaient claires. Il n’y avait pas de zone grise.
Bien plus qu'apprendre le football
Kindermans n’a jamais pensé qu’une formation de jeunes se résumait à la technique ou à la tactique. À Neerpede, on évaluait un joueur non seulement à ce qu’il faisait avec le ballon, mais aussi à sa personnalité.
L’éthique de travail, la discipline, la capacité d’apprentissage et le caractère jouaient un rôle majeur. Selon lui, un grand talent sans la bonne mentalité avait moins de chances de réussir que quelqu’un prêt à travailler et à apprendre chaque jour.
C’était peut-être l’une de ses plus grandes qualités : il voyait l’homme avant de voir le footballeur. Il ne formait donc pas seulement des joueurs, mais aussi des personnalités.
L’architecte d’une génération dorée
Sa réputation s’est surtout construite sur l’impressionnant flux de talents sortis de Neerpede durant sa période à Anderlecht. Sous sa direction, des joueurs sont devenus des noms internationaux et des titulaires au plus haut niveau.
Des joueurs comme Romelu Lukaku, Vincent Kompany, Youri Tielemans, Dennis Praet, Leander Dendoncker, Jérémy Doku et, plus tard, Zeno Debast ont fait partie d’une génération qui a redonné un rayonnement mondial au centre de formation anderlechtois.
Sa plus grande force ne résidait toutefois pas seulement dans l’identification des talents. Beaucoup savent reconnaître un bon joueur. La différence tenait au système qu’il a mis en place. Les joueurs disposaient d’un parcours clair, d’un accompagnement et d’un environnement où ils pouvaient grandir pas à pas.
Pourquoi les fans ne l’ont jamais oublié
Lorsque Kindermans est parti à l’époque, de nombreux supporters ont eu le sentiment qu’Anderlecht perdait plus qu’un responsable de la formation. À leurs yeux, disparaissait quelqu’un qui avait veillé pendant des années sur l’identité du club.
Une grande partie des fans a continué de penser qu’Anderlecht s’était en partie perdu. C’est pourquoi son nom revenait régulièrement dans les discussions entre supporters. Cette pression populaire a également pesé dans la volonté du club de le faire revenir. Les fans savent le rôle qu’il a joué durant la période la plus fructueuse du centre de formation et comprennent ce qu’il a représenté pour le club.
Avec Jean Kindermans, Anderlecht ne voulait finalement pas seulement rapatrier un solide directeur de la formation. Le club voulait récupérer quelqu’un qui donne une direction, garde les principes et est capable de construire une culture. Car c’est peut-être là sa plus grande qualité : il n’a pas seulement développé des talents, il a créé une méthode de travail qui a porté ses fruits pendant des années.
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