Une qualification historique pour le Cap-Vert, une élimination amère pour l'Uruguay
Trois partages auront suffi au Cap-Vert, qui dispute sa première Coupe du monde, pour s'offrir un billet pour les 1/16e de finale. En revanche, du côté de l'Uruguay, sorti sans gloire, c'est la soupe à la grimace entre faillite de sa légende Fernando Muslera et coup de sang de Marcelo Bielsa.
Ils n'étaient pas nombreux à miser sur le Cap-Vert au coup d'envoi de ce tournoi. Mais les insulaires auront déjoué tous les pronostics en restant invaincus lors de cette phase de poules, où ils défiaient pourtant deux anciens champions du monde.
Le dernier duel disputé à Houston, contre l'Arabie saoudite, était a priori le plus facile sur le papier. Mais avant les paillettes, il y a eu le stress, et un match nul (0-0) pauvre en occasions.
Les hommes de "Bubista" ont été fidèles à leur plan, à savoir une défense bien organisée et des qualités physiques pour contrer des Saoudiens plus en verves sur le plan technique lors du premier acte.
Dans le second, grâce à des changements bien sentis, les "Requins bleus" ont inversé la tendance et ils se sont procurés deux belles occasion grâce à Laros Duarte bien lancé par Nuno Da Costa. Ce dernier aura l'occasion de délivrer les siens dans les arrêts de jeu, mais sa reprise passait à côté.
Heureusement, le Cap-Vert ne devait attendre qu'une minute et l'annonce de la défaite de l'Uruguay contre l'Espagne pour pouvoir exulter. Il affrontera le tenant du titre argentin, en 1/16e de finale. Et les "Requins bleus" rêveront que l'adage du jamais deux sans trois s'applique, avec un troisième champion du monde tenu en échec.
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Une Espagne peu convaincante, une faillite pour l'Uruguay
Avant le tournoi, cet Espagne - Uruguay s'annonçait alléchant sur le papier. Sauf que ceux qui n'ont plus suivi la "Céleste" depuis son match pour la 3e place victorieux en Copa América en 2024 sont manifestement passés à côté d'une partie de l'explication de sa faillite. Brillante lors de l'arrivée de Marcelo Bielsa à sa tête, l'Uruguay a peiné depuis deux ans, et ce Mondial n'en est que le symbole ultime.
En manque d'inspiration contre le Cap-Vert, l'Espagne avait retrouvé des couleurs contre l'Arabie saoudite, grâce notamment au retour de Lamine Yamal. Mais contre l'Uruguay, le champion d'Europe n'a de nouveau pas laissé une grande impression. Dans un stade en majorité rouge, la "Roja" a cadré seulement une de ses six tentatives.
Luis De la Fuente a conscience que ses hommes devront montrer autre chose s'ils veulent retrouver le trône mondial. Mais son tableau de phase à élimination direct est plutôt dégagé après cette première phase, donc il n'y a pas encore de raisons de trop s'inquiéter.
L'Uruguay, pour sa part, reste bloquée au premier tour, comme il y a quatre ans, au Qatar. Longtemps assis sur sa glacière, Marcelo Bielsa, le sélectionneur argentin de l'Uruguay, n'a pas su forcer son destin. Si la "garra Charrua", sa combativité, était au rendez-vous, tout le reste, créativité, qualités offensives étaient aux abonnés absentes.
Mais le symbole de l'échec de Bielsa, qui avait déjà connu pareille faillite avec son pays lors du Mondial 2022, est son entêtement à garder Fernando Muslera entre les perches. Le quadragénaire, déjà parti à la faute contre le Cap-Vert, s'est troué sur le tir victorieux d'Alex Baena, avant d'être sorti à la pause. Déjà pas à son affaire au Real Madrid, le capitaine Federico Valverde est aussi sorti dès l'heure de jeu.
En fin de match, l’Espagne a trouvé la barre transversale de Rochet, qui avait pris le relais de Muslera entre les perches uruguayennes, et dans le temps additionnel, la "Celeste" a réclamé un penalty suite à une faute présumée sur Federico Viñas. Une décision qui a ajouté de la frustration aux hommes de Bielsa, qui ont fini en roue libre avec plusieurs tacles dangereux, avec un carton jaune pour De la Cruz et un rouge direct pour Agustín Canobbio.
Un bien triste spectacle comme baisser de rideau pour Guadalajara, seconde métropole de l'histoire, après Mexico, à avoir accueilli trois Coupes du monde.