Un très bel Anderlecht domine le PAOK et s'assure une saison en Europe

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Anderlecht devait finir le travail ce jeudi contre le PAOK après sa victoire en Grèce. Et non seulement les Mauves n'ont pas tremblé, mais ils ont même été très convaincants avec une victoire 3-2 dans un Lotto Park enjoué.

Le début de saison du RSC Anderlecht ressemble à un rêve : invaincu en préparation, qualifié aisément contre Hammarby et victorieux pour sa première en D1A, Vitor Bruno a très clairement métamorphosé les Mauves. Et l'entame de ce match face au PAOK Salonique le confirmera.

Anderlecht commence en effet pied au plancher. Danylo Sikan fait se lever le public d'une feinte de frappe puis d'un tir à côté (3e), et les vagues Mauve & Blanc déboulent résolument : Ali Maamar est intenable sur son flanc et multiplie les raids. Le PAOK se contente de contres : Zivkovic rappelle qu'il faut se méfier mais frappe dans le filet latéral (10e). 

Maamar en feu, mais le RSCA baisse de rythme 

Dans la foulée, il faut un très grand Pavlenka pour empêcher Mihajlo Cvetkovic, trouvé par Maamar, de faire 1-0 (11e). Zivkovic, le plus entreprenant des joueurs grecs, répond en enroulant de peu à côté (13e). Ali Maamar, magistralement trouvé par un Ambros inspiré, envoie un tir trop central sur Pavlenka (16e) : c'est un match très plaisant. 

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Après une superbe phase de plus, un centre de Maamar permet un corner que reprend Giulian Biancone. Clin d'oeil : Pavlenka repousse très mal sa tête et c'est... Léo Pétrot, le compère de Biancone en défense, qui suit bien pour ouvrir méritoirement le score (19e, 1-0). 

Est-ce ensuite la pause boisson, logique dans cette chaleur étouffante, ou justement la chaleur ? Toujours est-il que par la suite, le RSCA va lever le pied de manière difficilement compréhensible et regarder jouer le PAOK. Une mauvaise idée face à un adversaire qui a tout de même de la qualité. Mythou place une tête à côté sur corner (30e), mais à force de laisser Andrija Zivkovic trop seul, ça se paie cash et le capitaine du PAOK, du haut de son mètre 69, place une tête pour faire 1-1 (34e). 

Cela réveille Anderlecht pour la fin de la mi-temps : Maamar reprend ses assauts sur le flanc droit, Cvetkovic décale Llansana qui frappe sur le portier adverse (39e). Danylo Sikan, lui, obtient un coup-franc plein axe semblable à celui transformé contre Hammarby : il le brosse exactement de la même façon... mais après la latte, le ballon rebondit cette fois devant la ligne (45e). 

Les merveilles d'Ambros et Sikan 

On se dit donc qu'il pourrait y avoir un peu de stress côté RSCA en seconde période... mais Lukas Ambros en a décidé autrement. Le Tchèque fait en effet tout tout seul sur le 2-1 : un contrôle orienté qui fait déjà se lever le stade, puis un crochet nonchalant et une finition tranquille (47e). 

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Comme trop souvent, ce but est suivi d'une période de flottement mais sans conséquences cette fois. Mieux : Anderlecht remet vite la pression, Mihajlo Cvetkovic va récupérer un ballon que la défense croyait perdu. Il remet alors à Danylo Sikan, qui inscrit le but de la soirée : une frappe mi-enroulée, mi-piquée de l'entrée du rectangle, qui surplombe Pavlenka, impuissant (55e, 3-1). 

Cela ressemble au but du K.O et le PAOK peine à s'en remettre, même si Coosemans doit s'interposer sur un tir grec (59e). Anderlecht reste dangereux via Nga Kana (61e), mais le rythme du match a solidement baissé. Zivkovic envoie des centres aisément dégagés. Danylo Sikan, lui, prend un solide coup en bas du dos et doit brièvement sortir : c'est alors qu'il est encore aux soins qu'un centre mal dégagé parvient à Mady Camara, dont le tir rentre via le poteau... et le dos de Colin Coosemans. Mais le 3-2 est annulé pour un hors-jeu signalé par la VAR (73e). 

Grosse ambiance au Lotto Park 

C'est le coup de trop pour un PAOK qui aura décidément été beaucoup trop brouillon sur l'ensemble des deux matchs. Le rythme du match diminue au fil des changements, au point où c'est à la surprise générale que sur un corner, Colin Coosemans commet un penalty pour une intervention loupée des poings sur corner. Alexander Jeremejeff le transforme (3-2, 88e), et une bagarre générale ridicule éclate, qui vaut à Andrija Zivkovic un carton rouge. Le capitaine sort en embrassant son blason et en provoquant le public, ce qui fait sortir... Jérémy Taravel de ses gonds : l'adjoint est exclu aussi. 

L'ambiance est cependant à la fête et le sera d'autant plus quand un deuxième carton rouge sera adressé en fin de temps additionnel à Jeremejeff, ce qui fait exulter le stade et Biancone (90e+4). Attitude, spectacle et qualification pour une phase de ligue de Coupe d'Europe (reste à déterminer laquelle) : tout y était ce soir pour le Sporting d'Anderlecht. Maintenant, un long, très long déplacement à Almaty se prépare !

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