Entre la mentalité belge et française, un Carolo a fait son choix : "C'est beaucoup plus sain"
© photonews
Kevin Van den Kerkhof amène beaucoup à Charleroi par son activité sur le flanc droit. L'apport est réciproque : le Mambourg et plus largement le championnat belge lui permettent d'évoluer dans un contexte plus chaleureux qu'en France.
Cet été, l'avenir de Kevin Van den Kerkhof était incertain : le latéral algérien sortait d'une excellente saison avec Charleroi mais n'était que prêté par Metz, relégué en Ligue 2. Le Sporting a finalement fait l'effort nécessaire pour l'accueillir définitivement.
Le joueur était désireux de prolonger l'aventure. Pour avoir déjà découvert la Belgique lors d'un passage précédent à La Louvière Centre, il s'est tout de suite plu dans le plat pays. La mentalité hennuyère lui correspond bien. Elle dénote par rapport à l'environnement qui tourne autour des clubs en France. Et c'est lui-même qui le dit.
Kévin Van den Kerkhof s'éclate en Pro League
"C'est une autre mentalité par rapport à la France. Les gens sont très accueillants. C'est quelque chose que j'avais beaucoup aimé lors de mon premier passage en Belgique et que j'ai retrouvé. L'ambiance est un peu plus familiale avec les joueurs, que ce soit dans le vestiaire ou en dehors", avance-t-il.
Van den Kerkhof n'est pas dans la complaisance, il explique même cette différence à un média français, Capté : "Bien sûr, il y a cet esprit de concurrence, de compétition, mais je dirais que c'est un environnement plus sain comparé à la France".
Un milieu atypique
"En France, tu as plus cet esprit de compétition qui reste en dehors du terrain, je trouve qu'il y a plus de jalousie. On sent que le football est un monde de crabes. Il y a des clubs comme Lens qui sont caractérisés comme familiaux en France. C'est ce que j'ai ressenti en Belgique", conclut-il.
Comme un poisson dans l'eau à Charleroi, Kévin Van den Kerkhof s'épanouit et donne tout ce qu'il a à offrir aux Zèbres. Ses montées incessantes en font l'un des profils les plus intéressants sur le côté droit. Au point de voir Olivier Deschacht, assez connaisseur à ce poste, pousser pour qu'Anderlecht l'attire au Lotto Park.