"Ils n'ont pas de joueurs comme Tzolis et Karetsas" : deux anciens de JPL ont marqué l'Europe

© photonews

La Mannschalft a du mal à renouer avec ses jours de gloire ces dernières années. L’équipe nationale a remporté quatre titres mondiaux et trois titres européens, mais les tournois récents ont surtout apporté des déceptions.

L'équipe nationale d'Allemagne traverse une crise. Après des récents tournois mondieux et européens surtout décevants, la génération actuelle doit désormais faire ses preuves. Selon Bastian Schweinsteiger, ancien médian du Bayern et de la Mannschalft, le chemin sera long avant de peut-être revoir l'Allemagne parmi l'élite européenne.

L'ex international était présent en tant qu'analyste lors de la réception de la Grèce et a surtout constaté un manque de qualité individuelle, lors de cette défaire 0-1 (lire ICI).

L'Allemagne version Klopp piétine pour ses débuts

Pour l'ancien milieu de terrain, ce n'est pas un incident de parcours, mais le signe d'un plus grand problème : "Nous ne sommes plus une équipe de haut niveau. Nous avons maintenant une équipe moyenne. Nous n'avons plus de joueurs capables de faire la différence", analysait-il au micro de BR 1.

Bastian Schweinsteiger a cité la Grèce comme exemple de ce qui manque actuellement à l'Allemagne : "Même la Grèce a Karetsas, Tzolis, Pavlidis - pour moi, ce sont des joueurs qui font la différence. Espérons que Jürgen Klopp parvienne à développer une équipe capable de jouer le football de Klopp", a-t-il encore lancé après le match.

Joueurs critiques, Klopp demande de la patience

Même les joueurs allemands n'ont pas manqué de faire preuve d'autocritique après le match. Le capitaine Joshua Kimmich a parlé d'une "mauvaise performance" et a critiqué le fait que le jeu allemand ait été "trop statique et pas assez emballant". 

"Nous sommes ensemble depuis une semaine. Nous sommes une équipe nouvellement formée. Nous avons joué contre un adversaire défensif. Il faut du temps pour les automatismes. Il était évident que nous ne pourrions pas complètement dominer un adversaire grec bien organisé, c'était clair. Mais au final, chez nous, on ne peux pas se permettre de perdre", analysait pour sa part Jürgen Klopp.

Le football grec en pleine mutation

Côté Grec, Christos Tzolis est devenu un symbole des changements intervenus dans le football grec. Après avoir fait les beaux jours du Club de Bruges, il s’impose quasi sans souci en Premier League sous les couleurs d'Arsenal, et il figure parmi les leaders d’une équipe grecque qui a revu ses ambitions à la hausse.

Après avoir remporté son premier match contre la Serbie, la Grèce est désormais première de son groupe de Ligue des Nations avant d'accueillir les Pays-Bas le premier octobre, puis d'accueillir l'Allemagne trois jours plus tard.

Aux côtés de jeunes talents tels que l'ancien de Genk Kos Karetsas qui a rejoint le Borussia Dortmund, l'ex Brugeois Tzolis espère mener la sélection nationale championne d’Europe 2004 sous la houlette d’Otto Rehhagel, vers de nouveaux sommets. Christos Tzolis estime que son équipe est bien préparée : "Nous jouons toujours avec confiance. La Grèce possède beaucoup de talent et elle doit désormais le démontrer face à des équipes comme l’Allemagne", confiait-il après la partie.

Plus de news