Près de 100 millions perçus en deux ans, mais un club aux abois : où est donc passé l'argent de l'Antwerp ?

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L'Antwerp mène des mercatos assez fructueux sur le plan sortant. Mais en termes d'arrivées, la direction doit rester prudente.

L'Antwerp a récolté près de cent millions d'euros sur le marché des transferts au cours des deux dernières années. George Ilenikhena, Mandela Keita, Jakob Ondrejka, Jurgen Ekkelenkamp, Senne Lammens, Mahamadou Doumbia, Rosen Bozhinov et Michel-Ange Balikwisha ont tous fait respirer les finances anversoises.

Jamais The Great Old n'a vendu pour autant d'argent en si peu de temps. Pourtant, les dépenses restent remarquablement modestes. Seuls treize millions d'euros ont été reversés vers les transferts entrants. Sur le papier, le bilan financier devrait être largement dans le vert. Cependant, il n'y a aucune certitude, car les comptes annuels tardent encore à être publiés. Et c'est précisément cela qui nourrit la méfiance.

Bien trop de zones d'ombre

Chez les supporters, le malaise grandit. Ceux qui espéraient une réinvestissement sportif ne voient pour l'instant qu'un statu quo. Rein Van Helden est arrivé, mais se retrouve déjà sur la liste des blessés. Pour le reste, le mutisme au Bosuil est resté assourdissant.

La question sportive se fait de plus en plus pressante : cet effectif est-il suffisamment solide pour jouer à fond la lutte pour le top 6 ? C'est surtout offensivement que l'équipe apparaît peu fournie. Un coup de pouce supplémentaire ne semblait pas superflu, mais la deadline des transferts est dans seulement trois jours. Pour l'heure, seul Jeppe Erenbjerg a été cité comme cible.

Le fait que Paul Gheysens soit sous pression n'est donc pas une surprise. Pendant des années, il a servi de filet de sécurité, en tant que garantie que les déficits seraient comblés. Cette impression a disparu. Antwerp semble soudain être un club qui doit se débrouiller par lui-même. Les règles de la Pro League en termes de fonds propres ont également changé la donne.

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Une attractivité en berne

Sportivement, l'équipe est confrontée à un scénario tout ou rien. Cinq points de retard sur le top 6, huit matchs encore à jouer. Les Champions' Playoffs sont encore mathématiquement atteignables, mais le droit à l'erreur est de plus en plus mince, surtout après avoir été copieusement dominé par Charleroi, qui a désormais bien plus le vent en poupe.

Un problème ne survenant jamais seul, une fin de saison hors du top 6 viendrait encore alimenter le cercle vicieux. Car sans Champions Playoffs, quelle sera encore l'attractivité du club ? Car les matchs contre Westerlo ou Zulte-Waregem ne rempliront pas forcément la nouvelle Tribune 2.

Faire rêver, l'Antwerp en est loin. Les millions sont entrés, mais le sentiment que le club sort renforcé du mercato n'est pas là pour autant. Tant que les chiffres ne seront pas sur la table et que les ambitions sportives ne seront pas soutenues, la question demeurera : quel est le plan pour Antwerp ?

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