Le nouveau chouchou de l'Union a connu la guerre en Ukraine : "Je voulais lui faire tout arrêter"
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Guilherme a marqué son tout premier but pour l'Union Saint-Gilloise. Présent au Parc Duden, son père était très ému.
Depuis quelques semaines déjà, des drapeaux brésiliens fleurissent au Parc Duden à l'attention de Guilherme Smith. Avec son maillot jaune, l'Union avait déjà une touche de la tunique auriverde, elle en a désormais un authentique échantillon avec Guilherme, auteur de son premier but d'un enchaînement digne du football samba contre la RAAL.
More than just a goal. 🇧🇷 pic.twitter.com/noDdZTa4gX
Présent pour la première fois au Parc Duden, son père n'a pu contenir ses larmes, d'abord au moment de célébrer sur le moment avec son fiston, puis à la fin de la rencontre, une fois la pression retombée.
"Nous sommes très heureux de voir les progrès qu'il a réalisés, nous sommes là pour le soutenir. Qu'il joue bien ou mal, nous l'attendrons toujours avec la même accolade et le même sourire que d'habitude, dans l'espoir de jours meilleurs", nous explique le paternel.
Guilherme fait son trou sur la gauche
Un moment de joie intense après un début de carrière qui avait plus des airs d'itinéraire bis que d'autoroute vers le succès. Le jeune ailier gauche a notamment joué en Ukraine en pleine invasion russe, il a ensuite transité par le FC Kalju, le club estonien où l'Union avait déjà été dénicher Promise David.
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"Nous avons traversé quelques difficultés en Ukraine, lui surtout, nous étions partis un peu avant la guerre. Mais il est toujours passé au-dessus, et dans les moments où je pensais que c'était très dur, il me disait toujours : 'Ne t'inquiète pas, je vais y arriver'. Il a toujours été, et sera toujours, un athlète qui surmonte les difficultés. Vous pouvez le mettre dans la chaleur, dans la glace, dans la difficulté, il surmontera tout cela", poursuit le patricarche.
Un mental qui a notamment permis à son fiston de prendre sa chance alors qu'il n'avait pratiquement pas joué lors des six premiers mois à Saint-Gilles. Mais sa famille a toujours été là d'une manière ou d'une autre : "On ne l'a jamais laissé seul parce qu'on comprend et on réalise l'importance de notre rôle en tant que famille, père et mère à ses côtés dans les moments de tristesse, de difficulté, de joie. On partage tout. On a déjà pleuré pour du football".
Le père de Guilherme connait cette loi de la jungle dans le monde du football pour avoir été lui-même joueur professionnel au pays (sa carrière a été stoppée nette par une fracture à la cheville) : "A certains moments, j'ai pensé à lui faire tout arrêter, et il disait qu'il n'abandonnerait pour rien au monde, je lui disais que s'il était heureux, c'était tout ce qui comptait, et aujourd'hui, je me rends compte que son bonheur est le nôtre".
Les parents du joueur travaillent encore au Brésil mais se sont arrangés pour passer trois mois en Belgique. Et le resultat se voit sur le terrain. Mais leur billet retour est prévu pour le 5 mars. "Je suis plus serein et moins seul quand ils sont là", nous explique Guilherme. "Si ça ne tenait qu'à moi, ma famille resterait ici, avec moi, pour toujours".