Charleroi panse ses plaies après la défaite à l'Union : "On n'était pas tous à notre meilleur niveau"
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Le parcours de Charleroi en Coupe de Belgique s'est achevé sur un score sévère au Parc Duden. Martin Delavallée et Antoine Bernier reviennent sur cette défaite amère.
Pendant trois des quatre mi-temps de cette double confrontation, Charleroi sera resté à hauteur de l'Union. Mais le dernier acte a été fatal aux Zèbres avec ces quatre buts encaissés. Martin Delavallée a vu le danger se rapprocher à nouveau après avoir été fusillé une première fois dès les premières secondes du match, il revient sur cette fin de parcours frustrante.
La mauvaise appréciation de Check Keita dès le coup d'envoi a donné le ton d'un match compliqué : "On a fait des erreurs individuelles et ça se paye cash, alors qu’on savait que ce match se jouerait sur des détails. On n’était pas tous à notre meilleur niveau, mais dans ce genre de rencontre, on doit quand même pouvoir être capable d'aller chercher ce petit truc en plus. Et ça n’était pas le cas".
Paralysés par l'adversaire et/ou par l'enjeu ?
"Après, le deuxième but puis la carte rouge, on savait que ça devenait très compliqué. À 2-1, on pouvait encore revenir, mais le carton rouge nous a mis dans le dur. Finalement, les deux derniers buts n’ont pas vraiment d’importance parce qu’on poussait à dix pour essayer de revenir. Désormais, on doit se relever et gagner samedi contre Gand. On doit tourner le bouton et tout faire pour aller en Playoffs 1 parce qu’on le mérite", explique Delavallée à notre micro.
A l'image de Kevin Van den Kerkhof, le gardien du Sporting est amer sur l'exclusion de Yacine Titraoui, en particulier sur sa première carte jaune : "La deuxième jaune, c’est faute, ok. Mais si l'arbitre lui met la première jaune parce qu’il se met devant le ballon, il doit donner aussi des cartes à Kamiel Van de Perre et Kévin Mac Allister".
Martin Delavallée a également été parler aux supporters des Zèbres après la rencontre pour tenter de faire cesser les jets de pétards vers la tribune unioniste : "Je ne sais pas s’ils ont entendu ce que je leur disais, mais ce n’est que du foot. Cela ne sera à rien de faire ça et ça ne changera de toute façon rien au résultat".
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Antoine Bernier partageait sa déception : "On n'a pas créé beaucoup d'occasions. On savait que ça allait être difficile, on a manqué de qualité. Ce deuxième but pris rapidement en deuxième mi-temps nous a un peu coupés les jambes, on voulait vraiment bien reprendre".
Charleroi n'a pas réussi à se défaire de l'emprise unioniste
Le Dinantais regrette que l'équipe ait joué le jeu de l'Union : "On a joué dans leur filière, sans jamais avoir trouvé les espaces. On a quelques fois dégagé trop vite le ballon, Aurélien (Scheidler) se retrouvait tout seul face aux trois gaillards de l'Union, c'est ce qu'ils adorent. Il aurait aussi fallu être meilleur au deuxième ballon".
Jusqu'il y a moins d'une semaine, Charleroi n'avait pas encore encaissé le moindre but sur les cinq premiers de 2026. En voici désormais huit pris en quatre jours. Il faut impérativement redresser la barre pour ce match qui vaudra son pesant d'or dans la course au top 6 face à La Gantoise d'un certain Rik De Mil.