Alfred Schreuder ou le plan B pour Anderlecht : des nouvelles questions, mais un avantage clair
Anderlecht tente d'avancer dans le dossier Alfred Schreuder, mais la situation est loin d'être favorable. La probabilité de voir les Mauves poursuivre avec Jérémy Taravel, peut-être jusqu'à la fin de la saison, grandit. Une option qui comporte aussi son lot de difficultés.
Tout le monde connaît désormais la situation. Alfred Schreuder souhaite rejoindre Anderlecht, avec lequel il a trouvé un accord de principe, mais Al Diraiyah refuse de laisser partir son entraîneur. Le club s’inscrit dans un gigantesque projet de 63 milliards d’euros destiné à renforcer l’attractivité touristique et culturelle de la ville saoudienne.
Al Diraiyah peut refuser toute indemnité de départ
La Diriyah Company en est le propriétaire, et son président n’est autre que Son Altesse le prince Khalid bin Mohammed bin Saud. Autant dire que, même si Anderlecht se dit prêt à payer une indemnité de départ, les Saoudiens n’en ont nul besoin et peuvent aisément la refuser.
Engagé dans la lutte pour la deuxième place en deuxième division saoudienne, Al Diraiyah ne souhaite pas se séparer de son entraîneur à ce stade de la saison. En l’état actuel des choses (la situation peut encore évoluer), Anderlecht doit donc envisager un plan B.
Schreuder ou Taravel, pas d’autre piste concrète à ce stade
Le nombre d’entraîneurs disponibles présentant à la fois la personnalité et le projet tactique recherchés reste limité. Certains profils ne sont tout simplement pas intéressés par un défi au Lotto Park. À Anderlecht, il n’est pas question de nommer n’importe qui : un consensus doit impérativement se dégager au sein de la direction sportive.
Le plan B semble clair : Jérémy Taravel. Si Schreuder ne rejoint pas Bruxelles, l’ancien T3 de 38 ans pourrait assurer l’intérim jusqu’à la fin de la saison. Le club ne souhaite pas non plus le laisser dans l’incertitude. À un moment donné, il devient difficile de lui confier semaine après semaine la préparation des matches sans clarification sur son statut.
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Plusieurs questions se posent néanmoins. Le club lui adjoindra-t-il de nouveaux adjoints ou poursuivra-t-il avec Naïm Aarab et Arnaud Djoum, provisoirement promus depuis le centre de formation ? Une prolongation de contrat est-elle envisageable alors que l’objectif reste toujours de recruter un nouvel entraîneur ? Et que se passerait-il si, à l’approche des Play-offs, une nouvelle opportunité se présentait pour attirer Schreuder ou un autre coach ?
Un avantage non négligeable : recruter d’abord un directeur sportif
Cette option offrirait à Anderlecht le temps de désigner un nouveau directeur sportif, qui pourrait ensuite valider le profil du futur entraîneur. Il serait délicat, par exemple, de convaincre un Antoine Sibierski pour découvrir ensuite qu’il n’adhère pas au choix de Schreuder. Dans l’idéal, le directeur technique mènerait lui-même les discussions avec le futur coach.