"C'est de l'autodestruction" : Olivier Renard vide son sac et règle ses comptes avec Anderlecht
© photonews
Licencié après 15 mois à Anderlecht, Olivier Renard sort du silence. L'ancien directeur sportif dénonce un manque d'unité en interne.
Après un peu plus d'un an au cœur du club bruxellois, Olivier Renard a décidé de vider son sac. L'ancien directeur sportif d'Anderlecht, arrivé en octobre 2024, est revenu chez nos confrères du journal Le Soir sur la fin de son aventure au club.
"Je savais où je mettais les pieds, dans un grand club au contexte compliqué avec l'étiquette d'ancien du Standard. Mais je n'ai jamais reculé devant un défi que j'imaginais beau et excitant", explique-t-il. Il assure avoir accepté la pression dès le premier jour.
Durant son mandat, il dit avoir été souvent ciblé. "Il y a eu des attaques, correctes pour certaines, infondées pour d'autres, mais aussi et surtout des inventions, et ça, je ne peux pas le tolérer." Il ajoute : "J'avais ce sentiment que dès qu'il y avait un souci sportif à Anderlecht, c'était de ma faute."
Une taupe dans la direction ?
Pour lui, le plus grand mal du club ne se trouve pas sur le terrain, mais dans les bureaux. "Je pense que l'un des plus gros points faibles du RSCA, c'est le manque d'unité dans l'équipe dirigeante, que ce soit la direction générale ou sportive." Il dénonce des personnes qui "font cavalier seul et font fuiter des informations, vraies ou fausses".
{READALSO}
"C'est de l'autodestruction ! À mes yeux, c'est un manque de sincérité." Malgré ce constat amer, Renard ne regrette pas d'avoir relevé ce défi. Son bilan était positif, avec 12 millions d'euros de plus-value.