"À Zulte, j'ai été saboté et empêché de jouer" : la jungle de la Pro League racontée par un joueur

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Christian Brüls en a vu des vertes et des pas mûres durant sa carrière. Des épreuves qui ont forgé son caractère.

Entre l'adolescent qui a commencé au KFC Grün-Weiß Amel et le trentenaire assuré qu'il est aujourd'hui, Christian Brüls a bien changé : "A 13 ans, j’étais surclassé de deux catégories : j’étais le plus fort au ballon… mais j’étais super-maigre. Je faisais 50 kg tout mouillé, au milieu des adultes", sourit-il au micro de la RTBF

Entre les douze clubs différents fréquentés et les deux périodes sans contrat, le milieu du football professionnel l'a inévitablement endurci : "Je crois aussi que j’ai vécu des trucs qui m’ont endurci et que j’ai créé mes propres réponses : j’ai perdu des personnes importantes, j’ai eu des soucis avec mes clubs et mes agents, vraiment des trucs bizarres. Mais j’ai tout surmonté tout seul, en étant costaud".

Un monde sans foi ni loi

"Evidemment, je n’ai pas encore d’enfants et je ne sais pas à quoi ressemblera le monde dans 10 ans… mais je suis assez fier de moi. De comment j’ai géré les coups durs de ma vie. À Zulte, j’ai été saboté et empêché de jouer, j’étais prêt à frapper le CEO du club… mais je suis resté très calme", poursuit-il.

La situation a débouché sur un mois sans club, avant que Beveren ne vienne le chercher. L'autre période sans contrat remonte à 2018, elle fait suite à un départ surprenant d'Eupen vers Pafos, qui était encore loin de l'équipe qui a découvert la cour des grands en Ligue des Champions cette saison.

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"Je devais partir en Chine, mais d’abord partir deux mois à Chypre. J’ai été à Pafos, où je ne voulais pas aller… et je ne suis jamais allé en Chine ensuite. Encore des promesses de manager...", conclut Brüls, amer.

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