Vendre le club, plus facile à dire qu'à faire pour le RWDM : qui est prêt à prendre un tel risque ?

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La situation au RWDM devient de plus en plus difficile. Sur le plan financier, le club traverse une période très compliquée. La solution ? Une reprise, probablement... mais ça s'annonce délicat.

AU RWDM, presque tout ce qui entre dans les caisses ces derniers mois doit repartir vers les salaires en retard pour permettre à l'équipe (et à ce qui l'entoure) de continuer à tourner. Ces dernières années, les propriétaires ont déjà dû injecter des dizaines de millions pour maintenir le club à flot.

Depuis la reprise par John Textor, environ 40 millions d'euros ont été apportés au RWDM via des augmentations de capital. Pour un petit club de Challenger Pro League (à l'exception d'une saison en D1A), c'est tout simplement colossal.

C'est précisément ce qui rend une éventuelle vente du RWDM particulièrement complexe. Les chiffres sont loin d'être rassurants. Un acheteur potentiel hériterait d'un club avec des fonds propres négatifs, une masse salariale lourde et un besoin d'investissements immédiats.

Cette fragilité financière va fortement tirer la valeur du club vers le bas. Concrètement, le prix de rachat peut être relativement faible, mais le nouveau propriétaire devra aussitôt réinjecter une somme importante pour que le club reste opérationnel.

S'ajoute un dilemme stratégique : quel candidat osera relever le défi ? Mettre en place une politique d'économies stricte, qui stabiliserait peut-être le club sur quelques années mais au prix d'une stagnation sportive ? Ou tenter de forcer rapidement une montée, avec tous les risques que cela implique ?

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Dans les deux cas, il faut une vision forte, un bon réseau et des moyens financiers suffisants. Le mélange d'un prix d'achat bas mais d'investissements immédiats élevés rend l'opération moins attractive pour beaucoup d'investisseurs - un peu comme acheter une maison à bas prix, mais devoir y faire de lourds travaux avant qu'elle soit habitable.

Le rôle de John Textor complique encore davantage le tableau. L'Américain s'est totalement désengagé du club. Il n'existe pas de modèle structurellement sain à Molenbeek. Un nouvel actionnaire devra donc non seulement s'attaquer aux dettes actuelles, mais aussi dessiner une stratégie nouvelle et durable.

Sportivement et au niveau sociétal, le RWDM est sous pression. Les supporters réclament de la clarté sur l'avenir et une vente immédiate du club. Cela met une pression supplémentaire sur l'acheteur : il devra être solide financièrement, mais aussi regagner la confiance du public... Qui osera tenter le coup ? Affaire à suivre. 

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