Pourquoi Vincent Kompany incarne parfaitement l'esprit du Bayern : "Mia san mia"

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"Mia san mia", disent-ils au FC Bayern Munich. "Nous sommes nous". Plus qu'un slogan, c'est un véritable état d'esprit. Et rarement cette philosophie n'aura autant collé à un entraîneur qu'à Vincent Kompany.

Confiance en soi, fierté, unité et une mentalité inébranlable. Dès ses premiers pas au RSC Anderlecht, Vincent Kompany portait déjà cette idée en lui. Ne pas douter, ne pas attendre, mais dominer. Il ne voulait pas simplement gagner, il voulait convaincre. Toujours et partout.

Une grande confiance en lui ?

Sa confiance en lui est devenue presque légendaire. Ce moment à Manchester City, lorsque tout le monde criait "don’t shoot Vinny!" et qu’il a quand même frappé. Cela le caractérise : écouter, mais au final suivre sa propre vérité. À Anderlecht, il avait déjà tenté d’inculquer ce credo.

Dans le club bruxellois, il a essayé d’insuffler cette même invincibilité, jour après jour. "Si on continue comme ça, nous deviendrons la meilleure équipe de Belgique, et avec une large marge", affirmait-il avec conviction. Seulement, le groupe n’était pas prêt à porter pleinement cette vision.

Il n’a pas non plus eu le temps de mener ce projet à bien. Comme on le sait, son projet est resté inachevé. Mais la graine qu’il a plantée en dit long sur sa vision du football. À Munich, tout semble désormais se mettre en place. Au Bayern Munich, il trouve enfin des joueurs qui incarnent son idée. Des joueurs qui ne doutent ni d’eux-mêmes, ni de leur entraîneur.

Les chiffres en Bundesliga parlent d’eux-mêmes : 29 matchs, 24 victoires, une seule défaite. 105 buts marqués, seulement 27 encaissés. Douze points d’avance au classement. Une machine, mais une machine avec une âme.

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À cela s’ajoute une Supercoupe d’Allemagne remportée, une qualification pour les demi-finales de la coupe nationale et de la Ligue des champions. Les records tombent : plus grand nombre de buts, seize victoires consécutives. Le Bayern écrase tout, le Bayern croit en lui.

Mais plus important encore : le Bayern dégage à nouveau quelque chose. Face au Real Madrid en quart de finale de Ligue des champions, il n’y avait aucune trace de crainte.

Pas d'adaptation à l'adversaire

Vincent Kompany ne s’adapte pas. Jamais. Son principe est clair : c’est à l’adversaire de trouver des solutions face à son équipe, pas l’inverse. C’est le "mia san mia" dans sa forme la plus pure.

Et puis, il y a quelque chose que les statistiques ne peuvent pas mesurer : la culture familiale. L'entraîneur belge l’a ramenée. Il implique les partenaires et les enfants, organise des moments en dehors du terrain. Il ne construit pas seulement une équipe, il construit une communauté.

Ainsi, son nom grandit à nouveau, cette fois sur le banc de touche. Et ce n’est que le début. Dans les décennies à venir, Vincent Kompany dirigera des clubs de premier plan, mais une chose restera : cette foi inébranlable. "Mia san mia."

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