"Il faudra m'abattre pour se débarrasser de moi" : la conférence de presse folle de Florentino Pérez
Le Real Madrid a pris tout le monde par surprise ce mardi en convoquant la presse à une conférence exceptionnelle de son président, Florentino Pérez.
Le Real Madrid traverse une crise qu'on ne peut pas qualifier de sans précédent, mais qui fait tout de même trembler l'institution espagnole sur ses bases. Le club va terminer la saison sans trophée pour la deuxième fois d'affilée, et a été ébranlé par de nombreuses crises en interne : bagarre entre Aurélien Tchouaméni et le capitaine Federico Valverde, critiques et polémiques entourant Kylian Mbappé, licenciement rapide de Xabi Alonso et à venir d'Alvaro Arbeloa.
Au milieu de cette tourmente, Florentino Pérez, président du Real Madrid, a convoqué la presse ce mardi. L'Espagnol de 79 ans a saisi l'occasion pour annoncer de nouvelles élections, auxquelles il compte bien se présenter. "Je suis au regret de vous informer que je ne démissionnerai pas. Il y a une campagne contre moi, mais je suis toujours bien là. Et je me représente aux élections car certains ont tenté de prendre le contrôle du club, et de prétendre que le Real Madrid était en plein chaos", commence-t-il.
Florentino Pérez, entre paranoïa et misogynie, s'accroche au Real Madrid
S'ensuit alors une conférence de presse hallucinante durant laquelle, Pérez l'annonce immédiatement, il ne "parlera pas du sportif". Le président madrilène refuse ainsi de répondre à toute question concernant José Mourinho, qui devrait redevenir l'entraîneur du Real Madrid dans les jours à venir.
El bochorno de la rueda de prensa de Florentino Pérez es histórico.
La cantidad de machistadas y racistadas no han parado.
"Una mujer que no se si sabe algo de fútbol"
"A ver esa niña que tiene derecho a hablar que todos vosotros sois muy feos"
"Tiene acento... sudamericano" pic.twitter.com/fN6gZ65s4K
"On répand des rumeurs à mon sujet, on me dit malade d'un cancer en phase terminale. Je tiens à rassurer tous ceux qui s'inquiètent à mon sujet : je vais bien", ironise Pérez. La presse en prendra d'ailleurs pour son grade. "Je suis toujours président de mon club, qui fait un chiffre d'affaires de 50 milliards par an, le club le mieux valorisé au monde selon Forbes. Pourquoi les journalistes critiquent le club le plus prestigieux et le plus populaire au monde ?J’ai honte de le dire, mais j’ai été élu meilleur président de l’histoire".
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Florentino Pérez s'en prendra ensuite au média ABC et pointera du doigt une journaliste personnellement : "Vous publiez deux articles par jour pour dénigrer le Real. L'un d'eux a été écrit par une femme dont j'ignore si elle connaît quoi que ce soit au football", lâche-t-il, une déclaration qui a fait grand bruit en Espagne pour ses connotations misogynes.
Le FC Barcelone, pointé du doigt, réagit déjà
Ce ne sera pas le seul moment hallucinant de cette conférence de presse, Pérez s'en prenant notamment à l'accent sud-américain d'une journaliste et décrivant les journalistes présents comme "très moches", dans un point presse aux allures de règlement de comptes un peu incohérent. Et bien sûr, le rival barcelonais en a aussi pris pour son grade.
"Il y a trois ans, l’affaire Negreira, le plus grand scandale de corruption de l’histoire du football espagnol, a été révélée", a-t-il déclaré.. "C'est inadmissible que des arbitres liés à cette période continuent d’exercer dans notre championnat. C’est pourquoi nous avons constitué un dossier que nous présenterons immédiatement à l’UEFA. Je suis ici depuis je ne sais combien de saisons et je n’ai remporté que sept Coupes d’Europe et sept championnats, qui auraient pu être 14 car on me les a volés", affirme Pérez.
Immédiatement, le FC Barcelone a réagi à ces propos et envisage de se porter devant la justice. "Suite à la conférence de presse organisée par le président du Real Madrid, Florentino Pérez, notre service juridique examine attentivement ses déclarations et ses accusations (...) nous évaluons les prochaines mesures à prendre".