"À 4-0, j'ai coupé ma télé : j'en avais assez vu..." : Anthony Moris s'exprime sur la lourde défaite de l'Union

Anthony Moris s'est exprimé sur la lourde défaite de l'Union SG face au Club de Bruges dimanche soir (5-0). Le gardien luxembourgeois a "souffert" en regardant cette rencontre.

Anthony Moris est heureux en Arabie saoudite : "Sur l’échelle du bonheur, je suis à 10 sur 10. Mais même en Belgique, c’était le cas : j’ai connu trop de galères pour ne pas savourer les choses de la vie. Ici, le soleil brille toute l’année… et la chaleur a du bon pour des gens de mon âge qui commencent à faire de l'arthrose." Le natif d'Arlon évolue à Al-Khaleej, actuel 11e du championnat d'Arabie saoudite.

Cette saison, il a pris part à un total de 35 matchs toutes compétitions confondues. Il a gardé son but inviolé à 5 reprises et a concédé 58 buts.

La large défaite de l'Union SG contre Bruges

L'ancien portier unioniste a ensuite évoqué la large défaite de l'Union Saint-Gilloise contre le Club de Bruges : "J’ai bien souffert en regardant le match de l’Union à Bruges, dimanche soir. Car je reste Unioniste dans l'âme. Même mon fils joue ici au foot dans la cour avec ses copains… en chantant Vamos a la playa ! Pendant ce match, je crois que j’ai autant transpiré que si j’étais sur le terrain. Mais à 4-0, j’ai coupé ma télé : j’en avais assez vu… Même si mathématiquement, c’est possible, il ne faut pas se voiler la face : le titre s’est envolé pour l’Union."

"Depuis le début de saison, je savais que Bruges avait faim après son revers de l’an passé et qu’il faisait de cette 2e étoile une grosse affaire d’égo. En fait, Bruges ne voulait pas seulement battre l'Union, mais surtout rappeler à tout le monde qu’il restait le meilleur club belge des dix dernières années", a-t-il souligné au micro de la RTBF.

5-0, c’est quand même dur 

Le résultat final reste tout de même lourd : "Mais 5-0, c’est quand même dur : le score est forcé... Mais c’est dans d’autres matches, à domicile contre Gand et à Saint-Trond, que l’Union a grillé ses jokers. En gardant de l’avance sur Bruges, l’Union aurait joué au Breydel sans cette pression de la victoire obligée. On peut parler aussi du calendrier qui n'a pas aidé l'Union, trois jours après la finale de Coupe. Mais ce n’est pas dans l'ADN du club de chercher des excuses."

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"Si l'Union avait gagné à Bruges, on aurait parlé de boost mental après la victoire de Coupe. Donc l’excuse ne vaut pas, surtout qu’avec la Ligue des champions, ils ont eu l'habitude d'enchaîner les matchs de haut niveau. Après, avoir 120 minutes dans les jambes, ça pèse… surtout contre une équipe qui joue à la maison, portée par son public, après une semaine de repos. Cette défaite fait mal, mais elle va les faire grandir", a-t-il conclu.

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