Un risque que le dossier devienne irrecevable : le nouveau report du procès de la vente d'Anderlecht exaspère
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Le nouveau report du procès relatif à la vente du RSC Anderlecht exaspère. Herman Van Holsbeeck continue de plaider l'innocence, tandis que la fragmentation du dossier laisse planer le risque que l'ensemble de celui-ci devienne irrecevable aux yeux de la justice.
Les suites judiciaires liées à la vente du RSC Anderlecht continuent de traîner en longueur. Cette semaine, la procédure a une nouvelle fois pris du retard après la demande de récusation prononcée par l'avocat de l'agent de joueurs Christophe Henrotay.
Ce qui a conduit au report immédiat de l’affaire à une nouvelle audience, fixée au 11 septembre. Du côté des avocats de l’ancien manager d’Anderlecht Herman Van Holsbeeck, ce nouveau contretemps a une fois encore suscité de la frustration. À l’issue de cette brève audience, son avocat Alexandre Wilmotte a évoqué "une accumulation de problèmes de procédure" qui continue de poursuivre le dossier.
La défense s’en prend à l’approche du parquet
Selon la défense, l’origine des difficultés se situe principalement dans la décision du parquet de scinder l’ensemble du dossier en trois enquêtes distinctes.
"Depuis le début, nous avons demandé que les trois dossiers soient traités ensemble", a lancé sèchement Me Wilmotte. À ses yeux, cette fragmentation provoque un chaos juridique et fait même planer le risque que l’ensemble du dossier soit déclaré irrecevable.
L’avocat a rappelé que deux autres volets de l’enquête sont toujours en cours, l’un à Bruxelles et l’autre à Tongres. Pourtant, des documents issus de ces enquêtes encore pendantes auraient déjà été utilisés dans le dossier renvoyé devant le tribunal correctionnel. Pour la défense, c’est problématique.
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"Une violation du secret de l’instruction"
Me Wilmotte estime qu’il est question d’une possible violation du secret de l’instruction, ainsi que des droits de la défense. Son argument : des pièces provenant d’enquêtes officiellement non clôturées circulent déjà entre toutes les parties concernées.
Selon lui, cette situation crée une situation juridiquement intenable, dans laquelle les avocats doivent se défendre sur la base de dossiers qui, techniquement, devraient encore être couverts par le secret.
C’est un nouveau rebondissement marquant dans une affaire qui traîne depuis des années et qui continue de jeter une ombre sur la période agitée entourant le rachat d’Anderlecht par Marc Coucke en 2017.
Van Holsbeeck nie toute accusation
Herman Van Holsbeeck est soupçonné d’avoir perçu des commissions illégales lors de la vente du club. L’ancien homme fort d’Anderlecht nie toutefois depuis des années toute implication dans une fraude ou des irrégularités.
"Il n’a jamais été question d’escroquerie", a répété son avocat jeudi. Selon la défense, il n’existe "aucune preuve concrète" d’infractions commises par Herman Van Holsbeeck.
L’affaire reste particulièrement sensible dans le monde du football belge, puisqu’elle concerne l’une des plus importantes reprises de club de l’histoire récente du pays. Depuis plusieurs années, des questions reviennent également sur le rôle des agents, des commissions et des montages financiers dans le football professionnel.
Pour l’instant, une avancée décisive semble toutefois encore loin. Avec ce nouveau report, le dossier restera au point mort au moins jusqu’en septembre, tandis que la bataille juridique se poursuit en coulisses