Rudi Garcia savoure ses choix payants : "Le public ? Jamais vu un spectateur marquer un but..."

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Rudi Garcia avait modifié son onze de base face aux Etats-Unis et osé frapper un grand coup en laissant Doku et De Bruyne sur le banc. Satisfait, le sélectionneur a expliqué ses choix.

"Comme je l’avais dit avant le match, pour nous, seul comptait ce que nous faisions", a commencé Rudi Garcia. "Je veux féliciter les États-Unis pour leur tournoi. Ils ont réalisé une bonne Coupe du monde et c’est aussi positif pour le développement du football aux États-Unis. Le stade était contre nous ? Oui, mais je n'ai jamais vu un spectateur marquer un but", sourit le sélectionneur. 

La Belgique a pris le match en main dès le coup d’envoi, et ce n’était pas un hasard. "Nous voulions imposer notre jeu. Nous voulions exercer un pressing haut et c’est ainsi que nous avons inscrit les premier et troisième buts. Le 1-3 a été particulièrement important. Nous avons joué avec beaucoup de qualité, mais surtout avec une énorme envie".

Fait marquant: Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku et Jérémy Doku ont débuté sur le banc. Garcia a expliqué que cette décision n’avait été prise que le jour du match. "Ce matin, je n’en étais moi-même pas totalement sûr. Les joueurs ne l’ont su qu’une heure et demie avant le coup d’envoi. Je voulais débuter avec des joueurs totalement frais et capables d’apporter beaucoup de vitesse. Chaque match demande une approche différente", explique-t-il. 

Rudi Garcia a discuté avec Balogun

L'affaire Balogun a encore été évoquée, mais Rudi Garcia l'a évacuée. "Cela n’a rien changé à notre préparation. Notre motivation était d’atteindre les quarts de finale, pas de réagir à cette décision. Après le match, je suis allé voir Balogun un instant. Je lui ai dit qu’il n’y pouvait rien lui-même. C’est un attaquant intéressant, mais j’étais convaincu que Ngoy et Mechele parviendraient à le neutraliser". 

Un choc au sommet contre l’Espagne nous attend désormais. Garcia se projetait déjà, mais voulait d’abord savourer la qualification. "Nous avons bien sûr regardé le match de l’Espagne. C’est l’une des meilleures équipes du monde, mais nous visons les demi-finales. Nous n’allons pas jouer ce match pour participer, mais pour nous qualifier", affirme le Français.

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Enfin, le sélectionneur a souligné l’importance de la profondeur de son effectif. "Depuis qu’il est possible d’effectuer cinq changements, le coaching a complètement changé. Autrefois, on n’avait quasiment qu’un seul changement tactique, maintenant on en a trois. C’est pourquoi un noyau profond est si important. Chaque remplaçant peut être décisif. Aujourd’hui, les joueurs entrés en jeu ont une nouvelle fois prouvé toute la qualité qui se trouve dans ce groupe". 

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