🎥 Le Lotto Park n'avait plus vu ça depuis des lustres : dans les pas de la première de Vitor Bruno

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Vitor Bruno a vécu une première soirée haute en couleurs au Lotto Park. Retour sur une intronisation réussie, entre passion débordante au bord du terrain et prise de recul immédiate.

Pour un entraîneur, diriger son premier match à domicile avec directement le couperet d'un tour préliminaire européen n'a rien de simple après à peine quelques matchs amicaux dans les jambes. Et pourtant, Vitor Bruno a déjà réussi à se faire adopter, par son coaching proactif et son énergie au bord du terrain. Nous avons gardé un oeil attentif sur lui tout au long de la rencontre.

Une mi-temps de référence pour lancer la saison

Vitor Bruno a coaché, dirigé, célébré, analysé et, surtout, a réussi à replonger le Lotto Park en ébullition. C'est exactement ce que la direction recherchait cet été.

La première période n'a pourtant pas été convaincante. Anderlecht a joué trop lentement, a perdu trop de duels et a regagné les vestiaires avec un retard d'un but amplement mérité. La crispation était bien présente, avec les premiers sifflets de la saison. Le 'welcome coach' passé sur l'écran géant du Lotto Park au repos aurait presque semblé ironique.

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Mais à la reprise, l'ambiance a complètement changé. Grâce à l'égalisation rapide de Danylo Sikan et à un Anderlecht bien plus agressif, le public s'est massivement rangé derrière son équipe. Hammarby ne parvenait plus à ressortir, asphyxié par le 4-4-2 mis en place par Bruno dès le retour des vestiaires.

"Ce n'était pas tant la faute des attaquants en première période, mais plutôt des joueurs derrière eux", a-t-il analysé. "Si l'on veut mettre la pression, il faut le faire en équipe. En seconde période, nous avons commencé à presser plus haut collectivement et il y avait bien plus de connexions entre les lignes. De cette seconde période, je ne peux qu'être satisfait".

Emotionnel et analytique, deux traits de caractère pas incompatibles

L'entraîneur portugais avait déjà vécu une soirée européenne à Saint-Guidon, lorsqu'il était dans le staff du FC Porto. Il avait demandé au public mauve la même ambiance et a été servi : "Les supporters ont été fantastiques. C'est cela que je veux voir à chaque match. Mais cela dépendra aussi de nous. Si nous montrons la bonne énergie et l'intensité adéquate, ils seront toujours derrière nous".

De l'énergie positive, Vitor Bruno en a apporté sans compter le long de la ligne de touche. Quiconque l'a observé pendant le match a tout de suite saisi sa personnalité. Le Portugais n'est pas resté immobile une seconde, il a coaché sans relâche, recadré ses joueurs et a vécu intensément chaque phase de la rencontre.

Sur le 3-1 de Tristan Degreef, il n'a plus pu contenir ses émotions, sprintant sur la pelouse pour célébrer avec ses joueurs le but décisif. Au coup de sifflet final, il s'est ensuite dirigé vers le kop, où il a remercié les supporters en dansant. Des images qu'on avait rarement vues ces dernières années au Lotto Park.

Fait marquant, cette émotion a complètement lorsqu'il a quitté la pelouse. En conférence de presse, c'est un Bruno calme et analytique qui est apparu, sans parler de héros individuels, mais de principes collectifs, de pressing et de la dynamique au sein de son équipe.

C'est peut-être là que réside sa plus grande force. Pendant le match, il dégage passion, feu et enthousiasme, tandis qu'ensuite, il explique avec clarté pourquoi quelque chose a fonctionné ou non.

C'est précisément le profil complet qu'Anderlecht recherchait après la saison dernière. Un entraîneur qui non seulement possède une vision de jeu claire, mais qui, au bord du terrain, dégage aussi de l'énergie, sait entraîner les supporters dans son sillage et cherche en permanence à faire progresser ses joueurs.

Cette première demande évidemment confirmation mais donne à Vitor Bruno un crédit jamais malvenu en début de saison et la démonstration à ses joueurs que si tout le monde tire dans le même sens, il en faudra peu pour rallumer l'étincelle.

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