Jérémy Doku a suivi un traitement à base d'une substance interdite pendant le Mondial
Jérémy Doku a reçu un traitement à base de cortisone pendant la Coupe du monde 2026. Une substance interdite, mais autorisée par la FIFA pour raisons médicales.
Jérémy Doku n'a pas marqué la Coupe du monde 2026 de son empreinte. Diminué par une infection respiratoire et absent lors du match face à l'Iran, le Diable Rouge avait quitté temporairement le groupe pour assister à la naissance de son fils à Londres. Durant le tournoi, il a reçu un traitement contenant de la cortisone, une substance interdite par l'Agence mondiale antidopage (AMA). Une situation qui peut surprendre, mais qui s'explique par une autorisation accordée par la FIFA à des fins médicales.
Dans le football de haut niveau, certains médicaments normalement interdits peuvent être utilisés lorsqu'ils répondent à un besoin médical et qu'une autorisation officielle est délivrée.
Jerémy Doku avait reçu le feu vert de la FIFA
C'est ce qui s'est produit pour l'ailier de Manchester City. Avant de prendre les comprimés prescrits par les médecins, toutes les démarches nécessaires ont été effectuées auprès de la FIFA. Le feu vert a été accordé dans le cadre d'une procédure réservée aux sportifs qui doivent suivre un traitement indispensable à leur rétablissement.
Un produit qui peut améliorer les performances
Pour comprendre cette règle, Peter Van Eenoo, directeur du laboratoire DoCoLab à Gand et spécialiste du dopage, apporte quelques précisions au journal Het Nieuwsblad. "Les corticostéroïdes administrés par voie orale, rectale ou injectable peuvent provoquer un état d'euphorie et, par conséquent, améliorer les performances", souligne-t-il. C'est pour cette raison que leur utilisation est encadrée par les autorités antidopage.
Si Jérémy Doku a pu suivre ce traitement, c'est parce que son état de santé le justifiait. "Il avait besoin d'une autorisation d'usage à des fins thérapeutiques (AUT). Le terme "thérapeutique" est primordial", explique Van Eenoo. "Un athlète peut obtenir l'autorisation pour n'importe quel médicament figurant sur la liste des substances dopantes, à condition qu'il soit nécessaire pour soigner une maladie ou un trouble. Dans ce cas, il ne s'agit plus de dopage, mais de médicaments ordinaires".