Analyse Viré, Jelle Coen n'était pas le responsable de tous les maux des U23 d'Anderlecht, et voici pourquoi

Loïc Woos Johan Walckiers
Loïc Woos et Johan Walckiers, suiveur d'Anderlecht
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Viré, Jelle Coen n'était pas le responsable de tous les maux des U23 d'Anderlecht, et voici pourquoi
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Démis de ses fonctions cette semaine après la nouvelle défaite face aux Francs Borains, Jelle Coen ne semble pas être le responsable de tous les maux, aux RSCA Futures. L'équipe U23 d'Anderlecht n'est pas toujours évidente à gérer et le nouvel entraîneur devra concilier formation des jeunes joueurs et résultats à obtenir dans l'immédiat. Pas simple.

Les chiffres sont désormais difficiles à ignorer : un point pris en six rencontres et une différence de buts de 7-15. Après des défaites contre le Patro Eisden, Virton, le Beerschot et un lourd revers 2-6 face à Lokeren, Anderlecht U23 s’est également incliné contre les Francs Borains. Les Mauves étaient pourtant bien partis, avant de totalement perdre le contrôle du match en à peine deux minutes.

Il serait toutefois trop facile de tout mettre sur le dos de Jelle Coen, à présent démis de ses fonctions. Les Futures sont depuis longtemps une équipe difficile à gérer. Une équipe de formation, où les résultats doivent malgré tout être au rendez-vous. Et cette saison, un problème supplémentaire se pose : une grande partie des talents les plus intéressants de Neerpede fait la navette entre le noyau A et les U23.

Noa Ojea, Noah Kalonji, Joshua Nga Kana et Jayden Onia-Seke s’entraînent régulièrement avec l’équipe première et y ont également reçu leur chance. Face au Kairat Almaty, pas moins de neuf joueurs issus de la formation anderlechtoise étaient même présents sur le terrain. Une belle reconnaissance du travail effectué, mais lorsque ces jeunes redescendent ensuite chez les Futures, ils ont souvent à peine eu l’occasion de s’entraîner avec l’équipe qu’ils sont censés guider.

Le nouvel entraîneur devra réconcilier deux mondes

Il devient alors difficile de créer des automatismes. Cela explique une partie de l’irrégularité, mais pas tout. En interne, Anderlecht estime que cette équipe devrait pouvoir faire mieux. Un raisonnement qui se défend : les Futures ne doivent pas seulement former des talents, mais aussi apprendre aux jeunes joueurs à gagner, à gérer la pression et à fonctionner au sein d’un collectif.

C’est précisément la mission qui attend le successeur de Jelle Coen. Pendant la trêve internationale, Anderlecht souhaite prendre le temps de trouver un entraîneur capable de davantage se concentrer sur les résultats, sans perdre de vue la mission de formation. Une combinaison loin d’être simple.

Lire aussi… Les Futures sacrifiés pour sauver le noyau A : Anderlecht paie le prix de son mercato

En 2024, le RSCA Futures avait justement été confié à Jelle Coen, avec pour mission de poursuivre à la fois le développement des joueurs et la quête de résultats. Lors de sa nomination, Coen avait lui-même insisté sur sa volonté de combiner un football dynamique et attractif avec une solide organisation défensive ainsi qu’un développement individuel et collectif.

Les transferts apportent-ils une plus-value ?

La composition actuelle de l’équipe soulève par ailleurs des questions. Au cours des dernières semaines, peu de joueurs issus de la formation étaient présents sur le terrain. Anderlecht a recruté plusieurs joueurs étrangers, notamment en Afrique et en France. Pas forcément un problème en soi, mais ces joueurs doivent apporter une réelle plus-value. Ce n'est, pour l'instant, pas vraiment le cas.

Les Futures risquent de tomber entre deux chaises. L’équipe n’est pas suffisamment stable pour obtenir des résultats, mais elle ne compte pas non plus toujours ses meilleurs talents issus de la formation Neerpede, ceux qui doivent donner tout son sens au projet. C’est précisément le paradoxe qu’Anderlecht doit désormais résoudre.

Il est minuit moins cinq pour les U23 d'Anderlecht

Le nouvel entraîneur devra donc faire plus que simplement engranger des points. Il devra bâtir une équipe au sein de laquelle des joueurs comme Ojea, Kalonji, Nga Kana et Onia-Seke pourront progresser, où les joueurs du noyau A pourront s’intégrer sans que la structure ne soit constamment bouleversée, et où les recrues étrangères apporteront véritablement un supplément de qualité.

Il est donc minuit moins cinq, et pas seulement au classement. Anderlecht doit redéfinir précisément ce que doivent être les RSCA Futures. Une fois cette réponse clairement établie, la recherche du bon entraîneur sera également beaucoup plus simple.

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