Anderlecht tient son Achraf Hakimi : Ali Maamar est méconnaissable en ce début de saison

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Ali Maamar a encore une fois livré un match de très haut niveau contre le PAOK. Après deux saisons lors desquelles le latéral formé à Neerpede semblait parfois en-deçà, il prend une ampleur impressionnante cette saison.

Le talent d'Ali Maamar n'a jamais vraiment été remis en question au RSC Anderlecht. Mais du talent, Neerpede en a à revendre - chaque joueur formé au club ou presque a, sur papier, "assez" de talent pour faire une carrière professionnelle. Mais parfois, ce n'est pas suffisant pour devenir un joueur du Sporting à long terme : il faut un petit truc en plus.

Pensons ainsi à des garçons comme Théo Leoni, Amando Lapage et bien d'autres : parfois, à tort ou à raison, un jeune n'est pas jugé suffisant pour l'équipe A. Et de notre côté, nous avons pu l'écrire : nous étions persuadés qu'Ali Maamar faisait partie de ceux qui avaient reçu leur chance parce qu'ils étaient très polyvalents et que leurs concurrents (en l'occurrence Sardella et Camara) se blessaient à répétition, mais rien ne nous faisait croire qu'il s'imposerait sur le long terme.

Ali Maamar a passé un cap cet été 

Mais s'il avait jusqu'ici été pris pour cible par le public anderlechtois, qui lui reprochait notamment un manque d'audace dans ses choix, Ali Maamar a totalement changé son fusil d'épaule cet été. Est-ce sa première sélection en équipe A avec le Maroc ? L'opportunité de s'entraîner avec son idole Achraf Hakimi ?

Ou peut-être l'arrivée de Vitor Bruno, un entraîneur visiblement capable d'imposer son style de jeu au noyau d'Anderlecht ? Toujours est-il que Maamar est méconnaissable cette saison. Si on lui connaissait un volume de jeu impressionnant et de belles qualités de débordement, il a désormais ajouté une niaque et une justesse dans ses derniers choix qui lui faisaient défaut. 

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Ce jeudi face au PAOK, Ali Maamar a selon nous disputé son meilleur match sous le maillot d'Anderlecht. Plein d'allant offensif, il a également été assez intransigeant derrière, ce qui n'était pas toujours le cas au match aller. À seulement 21 ans, sa marge de progression, s'il continue de cette façon, semble réelle.

Il y a quelques semaines, les rumeurs d'un départ se faisaient insistantes, mais avaient finalement été niées. Et pour cause : les concurrents de Maamar sont actuellement blessés, et n'ont pas toujours été convaincants quand ils avaient l'occasion de jouer. L'international marocain, lui, est en progrès constant et semble capable d'enchaîner les rencontres. 

Bref : il arrive qu'un observateur doive reconnaître quand il a eu tort. Ali Maamar nous donne tort sur toute la ligne en ce début de saison, même si tout n'est pas encore parfait. Il donne également tort au public, qui l'a parfois sifflé un peu prématurément la saison passée. Un autre joueur avait vécu ce genre de situation : Killian Sardella, véritable tête de turc du Lotto Park à ses débuts sous Vincent Kompany. Lui aussi avait fini par s'imposer comme un titulaire important, malgré des hauts et des bas, jusqu'à devenir international belge. Ali Maamar peut lui aussi passer un cap cette saison et devenir indéboulonnable. 

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