De flop d'Anderlecht à international : Sebastiano Esposito, symbole des faiblesses italiennes ?
Les supporters du RSC Anderlecht ont probablement halluciné en voyant, parmi les noms repris par Roberto Mancini, celui d'un certain Sebastiano Esposito. Oui, ce même Esposito qui, à Anderlecht, n'avait franchement pas montré les germes d'un grand attaquant. Et le fait est que sans un terrible déclassement de la Squadra, il n'aurait probablement jamais été repris.
Trois Coupes du Monde ratées d'affilée : si beaucoup s'attachent encore à la victoire de l'Italie à l'Euro 2021 pour relativiser la traversée du désert de la Squadra Azzurra, le fait est que le triomphe de Wembley à l'époque ressemblait plutôt au chant du cygnee d'une génération plutôt qu'à l'avènement d'une nouvelle garde prête à enchaîner les réussites.
Et Roberto Mancini, en renouvelant vigoureusement le noyau italien après le fiasco de Zenica face à la Bosnie-Herzégovine, le sait. Il a du pain sur la planche, et ne fera pas figure de favori dans ce groupe "de la mort" en Ligue des Nations. Même ce vendredi contre la Belgique, quart de finaliste du dernier Mondial.
Sebastiano Esposito international italien, vraiment ?
Aux yeux du public belge, l'une des preuves de ce déclassement italien est peut-être la présence dans le groupe d'un certain Sebastiano Esposito. Du talent, l'attaquant de 24 ans en a, comme l'avait bien vu l'Inter Milan à l'époque, mais son prêt à Anderlecht avait aussi montré ses limites. Un attaquant nonchalant,
Son frère, Pio Esposito, est d'un tout autre niveau : évalué à 50 millions d'euros, buteur à 13 reprises avec l'Inter, il fait partie des favoris pour démarrer en pointe ce vendredi. Sebastiano, lui, ne doit sa présence qu'à la décision de Mancini de reprendre 34 joueurs, et à une certaine faiblesse dans le secteur offensif.
Jugeons plutôt la concurrence en pointe : Samuele Ignacio (Borussia Dortmund), 10 matchs en équipe A dans sa carrière. Gianluca Scamacca (Atalanta) très bon attaquant mais auteur d'un but en 22 caps. Mohamed Ali Zoma, surdoué mais qui évolue... en D2 allemande - l'Italie n'a pas souvent, dans son histoire, dû appeler de joueurs de divisions inférieures. Moise Keane, déjà expérimenté et dont le CV parle pour lui, fait office de star dans ce secteur offensif prometteur mais loin d'être arrivé à maturité.
Sebastiano Esposito, lui, est devenu un attaquant très correct de Serie A. Mais ses 8 buts pour Cagliari la saison passée, et 10 buts pour Empoli avant cela, n'auraient pas dû suffire pour que le nouvel attaquant de Sassuolo intègre la Squadra, et s'inscrive dans la lignée des Toni, Inzaghi, Totti ou Baggio. Une ère, il est vrai, révolue...