Marco Kana est bel et bien le patron : et s'il pouvait encore se permettre un rêve fou ?
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Marco Kana a encore été l'un des hommes d'un match terne pour Anderlecht ce dimanche. Associé à un "nouveau" partenaire de jeu, le "Professeur" a sauvé ses couleurs.
Les guillemets autour de "nouveau" sont bien sûr liés au fait que Marco Kana connaît bien mieux Killian Sardella, avec qui il joue depuis qu'il est un tout jeune ket de Neerpede, que Lucas Hey aux côtés duquel il évolue dans l'axe de la défense cette saison.
Même en dernière minute suite à la blessure de Hey, on savait que le duo Sardella-Kana serait solide et aurait des automatismes. Résultat : les deux hommes ont livré un excellent match, Sardella sauvant son équipe d'un tacle bien senti dans le rectangle, Kana d'une intervention sur la ligne.
Sauf surprise, Sardella est cependant une solution de fortune et Hey devrait revenir aux côtés de Marco Kana dès sa blessure résorbée. Mais peu importe, pour "le Professeur" : ses performances ne dépendent pas de qui est à ses côtés.
Marco Kana ressemble de plus en plus... à un international ?
On l'oublierait presque, mais Kana n'a que 23 ans. C'est fort jeune pour un défenseur central - ça n'est qu'un an de plus que Lucas Hey et Mihajlo Ilic, dont l'un ne progresse pas et l'autre n'a joué qu'une (!) minute en Jupiler Pro League, et qu'on présente comme de grands espoirs.
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Bref : si ces deux-là sont de grands espoirs, Kana est une pépite. Ce dimanche, il nous est revenu en tête un pari que nous avait lancé un collègue, il y a déjà plusieurs années maintenant, quand le tout jeune Marco (alors encore milieu de terrain la plupart du temps) impressionnant Vincent Kompany : "Tu vas voir, il sera Diable Rouge".
Bien sûr, on aura longtemps - et légitimement - pensé que notre estimé collègue s'était emballé, et allait devoir nous payer un verre une fois qu'il aurait accepté sa défaite. Cette saison, on peut le dire : il y a moins de raisons d'être serein. Si Nathan Ngoy a été appelé pour 6 bons mois au LOSC, si Matte Smets est sur le radar du sélectionneur ou encore (à un autre poste mais dans la même équipe) si Thorgan Hazard figure dans la présélection, une sélection de Marco Kana n'est plus de l'ordre du délirant mais juste de l'improbable, lié aux circonstances.
Et si la Belgique n'a pas besoin de ses services, il ne faudra pas non plus s'étonner que la République Démocratique du Congo en profite. La fédération congolaise a adopté une politique bien plus agressive récemment avec les jeunes belgo-congolais, convainquant Mathieu Epolo, Mario Stroeykens et Michel-Ange Balikwisha d'opter pour la RDC. Il y a deux semaines de ça, Kana affirmait "ne pas encore avoir reçu de coup de fil" en ce sens, mais en mars prochain, les choses peuvent clairement changer. Et l'Anderlechtois peut donc nourrir un rêve fou : passer, en un an, des oubliettes du RSCA à la Coupe du Monde 2026...