Anderlecht doit-il transférer un attaquant cet hiver ou se contenter de Mihajlo Cvetkovic ?
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Mihajlo Cvetkovic s'est troué cette semaine à Genk. Cela ne devrait étonner personne qu'un jeune joueur de 18 ans vivant sa première expérience à l'étranger connaisse des trous d'air, mais Anderlecht peut-il se le permettre ?
C'est un fait : le RSC Anderlecht n'a absolument pas remplacé Kasper Dolberg. Le Danois, qui vit des moments très difficiles à l'Ajax Amsterdam, n'en était pas moins un klasbak total, un attaquant d'un niveau rare en Jupiler Pro League.
Luis Vazquez est à des années-lumière de son niveau, il l'a montré à maintes reprises en début de saison et l'a encore rappelé aux distraits lors de son entrée à Genk ce jeudi. L'Argentin doit absolument partir cet hiver dans un club (ou un championnat) plus adapté à ses qualités. Cela laisse Besnik Hasi avec un "vrai" n°9 : Mihajlo Cvetkovic, 18 ans et 73 matchs au plus haut niveau entre Cukaricki et Anderlecht.
Pas de titre avec Cvetkovic et Stroeykens ?
Même sans Europe, c'est trop peu. Mario Stroeykens en faux 9 ? Déjà quand il évolue à son "vrai" poste (pas beaucoup plus facile à définir qu'à ses débuts, par ailleurs...), "Super Mario" a des allures de Luigi ces derniers mois. Stroeykens n'a pas les qualités d'un Charles De Ketelaere dans ce rôle de substitution, et aborder les Playoffs avec les seuls Cvetkovic et Stroeykens pour occuper le front de l'attaque équivaut peut-être à abandonner la course au titre.
Sauf, bien sûr, si le Serbe, qui a un potentiel énorme, suit la courbe d'évolution verticale qu'a pu connaître un Aleksandar Mitrovic. À ce stade, c'est un pari, et il est risqué. Olivier Renard devra donc pondérer le pour et le contre : doit-il mettre la pression à Mihajlo Cvetkovic en amenant un concurrent... ou lui mettre la pression en le laissant assumer (presque) seul le rôle de planter 10 à 15 buts d'ici au mois de mai ?
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Si la rumeur rapidement débunkée de discussions avec Christian Benteke a paru crédible, c'est bien parce que le Sporting d'Anderlecht pourrait avoir besoin d'un serial killer en vue des Playoffs. Reste à en trouver un qui soit expérimenté, disponible, en forme et abordable. Dans le jargon, on appelle ça une licorne...