La suite appartient à l'histoire : quand Nathan De Cat débutait avec Anderlecht...face à Eden Hazard
Photo: © photonews
Nathan De Cat n'en finit pas d'impressionner avec Anderlecht. Mais quelles que soient les hauteurs où sa carrière le mènera, il se souviendra sans doute toujours de ce 26 juin 2024.
Il y a une semaine, Eden Hazard était présent au Lotto Park pour la victoire 5-1 d'Anderlecht contre Louvain. Il avait été marqué par le nouveau doublé de son frère Thorgan, mais aussi par le festival Nathan De Cat. Au-delà de son assist, la next big thing du football belge avait encore montré ce qu'elle avait dans le pied, réussissant notamment un dribble que n'aurait pas renié Eden près du piquet de corner, sur le but annulé de Moussa Diarra.
Hier, De Cat a encore été l'un des grands artisans du partage du Sporting à Bruges. Alors que les circonstances n'étaient guère favorables pour un jeune qui brille surtout balle au pied, le Bruxellois a fait preuve de caractère face à la domination brugeoise et a profité de l'une de ses rares opportunités pour ouvrir le score, d'une frappe en un temps qui a laissé Simon Mignolet sans réaction.
Une action qui sera sans doute encore une fois remontée aux yeux d'Eden Hazard. "Il me semblait bien que ce grand blondinet avait quelque chose", a-t-il dû se dire. Car oui, les deux hommes ont déjà partagé la scène. Ou plutôt, Nathan De Cat est déjà monté sur celle qu'Eden occupait presque à lui seul.
Des débuts de gala
Nous sommes le 26 juin 2024. Quelques heures avant le Belgique - Ukraine qui nous qualifiera par la petite porte pour les huitièmes de finale de l'Euro, 4 000 spectateurs se massent au Stade Leburton pour un match un peu particulier. Tubize-Braine a beau recevoir Anderlecht pour le premier amical de présaison des Mauves, tout le monde n'a d'yeux que pour Eden, qui rechaussait là les crampons pour la première fois depuis l'annonce de la fin de sa carrière.
Alors que le Brainois passe l'avant-match en claquettes (il sera utilisé comme joker en deuxième mi-temps), Anderlecht arrive avec de nombreux jeunes pour cette reprise sous le soleil tubizien. Thorgan Hazard se remettant de sa déchirure du ligament croisé, l'heure est à la découverte de nouveaux visages.
Brian Riemer donne du temps de jeu à quelques promesses comme Ismaël Baouf, Amando Lapage, Devon De Corte, Tristan Degreef, Luca Monticelli, Robbie Ure ou Nunzio Engwanda. Théo Leoni est quant à lui aligné comme arrière gauche.
Roulez jeunesse
Anderlecht n'avait pas tardé à prendre le contrôle, menant rapidement 0-4, avec des buts de Francis Amuzu, Tristan Degreef, Alexis Flips et de l'infortuné gardien local contre son camp. En deuxième mi-temps, le jeune Nathan De Cat, qui n'avait pas encore 16 ans, était monté au jeu.
Avec son numéro 74 dans le dos, sa grande tignasse blonde et ses prises de balle pleines d'audace, De Cat semblait vouloir écrire le début de quelque chose de grand. Mais sa toute première apparition avec l'équipe A d'Anderlecht aura été maintenue dans l'ombre par l'entrée d'Eden Hazard, qui a même réussi à sauver l'honneur de Tubize-Braine en fin de match, devant une foule en délire.

L'histoire retiendra que le jeune De Cat avait notamment accroché son glorieux aîné, qui ne lui en avait pas tenu rigueur. Le Stade Leburton ne savait pas encore que deux talents générationnels du football belge se serraient la main : le nombre de demandes d'autographes et de selfies était assez déséquilibré au coup de sifflet final.
Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts : alors qu'Eden continue à améliorer son handicap au golf, Nathan est devenu le patron du jeu anderlechtois à l'âge où son adversaire d'un jour pointait le bout de son nez à Lille, avant même l'arrivée de Rudi Garcia. Ce dernier reprendra-t-il De Cat dans son noyau pour la Coupe du Monde ? Cela ne ferait que confirmer la précocité du phénomène. A 17 ans, Nathan De Cat a déjà évolué sous les ordres de cinq entraîneurs en équipe première d'Anderlecht : Brian Riemer, David Hubert, Besnik Hasi, Edward Still et Jérémy Taravel. C'est aussi cela, le football moderne : le talent n'attend pas, les C4 non plus.
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