Un ancien de Charleroi et de l'Antwerp pour sauver Namur : "Nous avons parlé avec quelques mentors de D1 ACFF"
L'Union Namur était à la recherche d'un nouveau coach depuis le départ de Nadir Sbaa samedi. C'est le Hongrois Gábor Bukrán qui reprend l'équipe en main.
Gábor Bukrán n'est pas un inconnu pour le football belge : en 1993, l'ancien milieu de terrain avait signé au Sporting Charleroi et y avait posé ses valises pendant quatre ans. Après des passages à Xerez, Cordoba, Wigan, Walsall et à l'Austria Salzburg, il était revenu en Pro League, du côté de l'Antwerp.
On l'a ensuite vu écumer les divisions inférieures francophones, avec un premier séjour de cinq ans à l'Union Namur et des passages à Heppignies-Lambusart, Walhain, Couvin-Mariembourg et Onhaye. Comme coach, on l'a récemment retrouvé à Couvin-Mariembourg et à Ciney.
Un symbole fort pour le club
Le voici désormais de retour à Namur, 16 ans après son départ comme joueur : "Au-delà de son parcours international, Bukrán est surtout un nom qui parle aux supporters namurois. Entre 2005 et 2010, il a porté les couleurs noir et jaune à plus de cent reprises, contribuant notamment au retour du club en Division 2 en 2007 et laissant l’image d’un joueur combatif, respecté et profondément attaché au club", explique l'Union dans son communiqué.
"Connaissant parfaitement l’ADN du club, l’exigence du football belge et l’attachement du public namurois à son équipe, Gábor Bukrán aura pour mission de rassembler le groupe et de guider l’UR Namur dans cette phase décisive de la saison. Le club est convaincu que son expérience, sa personnalité et son attachement aux couleurs noir et jaune seront des atouts précieux pour l’équipe et pour tout le club", écrivent les Merles.
'Gaby', comme le surnomment les locaux, a du boulot puisque l'Union Namur est actuellement co lanterne rouge de D1 ACFF. Une situation qui a effrayé d'autres coachs contactés : "Nous avons parlé avec quelques mentors habitués de D1 ACFF. Mais aucun n’avait envie de se lancer dans une mission sauvetage un peu kamikaze. Beaucoup sont très attachés à la dernière ligne de leur CV. Et je peux le comprendre. Des questions de déplacements et de durée de la mission ont également été évoquées", explique le président Bernard Annet à la RTBF.
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