Le grand nettoyage d'Anderlecht : pour recruter, certains de ces joueurs devront partir

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Le RSCA doit se renforcer cet hiver pour espérer pouvoir réellement jouer un rôle dans la course au titre. Mais cela signifie aussi vendre, ou laisser partir, des joueurs excédentaires... et il y en a beaucoup. Tous ne partiront pas, mais tous ont leur bon de sortie.

Mads Kikkenborg 

Le grand paradoxe de Mads Kikkenborg est que des trois gardiens du noyau A, le Danois est celui... dont le contrat s'étend le plus longtemps - jusqu'en 2028. Arrivé en janvier 2024 contre 1,5 million d'euros, Kikkenborg est l'un des derniers "boulets" de l'ère Fredberg.

S'il n'est pas à proprement parler poussé vers la sortie, la doublure de Colin Coosemans ne joue jamais, même en Coupe, et ne convainc pas. Reste à trouver un club qui veuille mettre une somme correcte pour lui ; un départ cet hiver n'est pas des plus probable, mais la porte lui est ouverte.

Mihajlo Ilic 

Une erreur de casting, mais au moins n'a-t-elle pas coûté grand chose puisque Ilic n'est que prêté par le FC Bologne. Dès sa signature, on entendait dire en coulisses que le Serbe n'avait pas le niveau, notamment de par sa lenteur qui ferait passer Lucas Hey pour un défenseur assez vif. 



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Si Özcan n'a pas vraiment plus joué que Mihajlo Ilic, le Turc convainc en Futures et il n'est pas 100% exclu qu'il reçoive sa chance en seconde partie de saison. Ilic, lui, devrait partir et son prêt être rompu cet hiver, ne serait-ce que dans son intérêt. 

Ali Maamar 

Soyons clairs : Ali Maamar n'est pas poussé vers la sortie par le RSC Anderlecht. Sa polyvalence en fait un joueur utile à Besnik Hasi : vu la fragilité de Sardella et Camara, Maamar aura du temps de jeu, à gauche comme à droite. Il n'est pas toujours brillant mais a la confiance du coach et du club.

Mais le champion du monde U20 n'est pas pour autant vu comme un véritable crack ou comme une vraie solution d'avenir à son (ses) poste(s), et surtout, il fait partie des joueurs à la valeur marchande intéressante vu son statut. Estimé à 2 millions d'euros, il pourrait rapporter au moins ça vu son récent statut en sélection et si un club venait à faire une offre intéressante, le Sporting n'aurait aucun intérêt à refuser. 

Thomas Foket 

Le vendre est utopique : Anderlecht est plus que disposé à laisser filer Thomas Foket gratuitement. Vu son statut d'ex-Diable Rouge et de joueur confirmé, on pourrait croire que c'est simple, mais son passage au RSCA est un accident industriel et Foket n'a pas beaucoup de prétendants.

Et surtout, Thomas Foket est assis sur un contrat en or jusqu'en 2027. On parle de près d'un million d'euros annuels. Aucun club ne lui proposera ce salaire, et le joueur lui-même n'a aucun intérêt à s'en aller, sa carrière étant derrière lui. Un deuxième cas Trebel, en quelque sorte... 

Mats Rits 

Au vu de sa fin de contrat en juin prochain, il est plus que probable que Mats Rits, qui ne rapporterait quasi-rien en cas de vente, s'en aille tout simplement gratuit dans six mois. Acheté 2 millions d'euros il y a deux ans et demi, l'ancien brugeois aura amené quelque chose (80 matchs tout de même), et son échec est à relativiser sur le plan sportif.

Olivier Renard a décidé de l'écarter du noyau A l'été dernier, une décision qui avait même poussé Rits (et les autres joueurs concernés) à envisager des poursuites. Un peu comme Foket, Mats Rits gagne bien sa vie et n'a aucun intérêt à chercher un club cet hiver compte tenu du temps qu'il lui faudrait probablement pour être compétitif...

Majeed Ashimeru 

L'un des cas les plus regrettables tant tout le monde s'accorde à dire qu'un Ashimeru en pleine possession de ses moyens pourrait encore amener beaucoup à cette équipe. Mais le Ghanéen est fragile physiquement, et pourrait rapporter une somme intéressante. Son salaire est basé sur ses performances, et il n'a donc que peu d'intérêt à rester au placard.

Mais surtout, Majeed Ashimeru a des ambitions sportives. Il s'est montré à un très bon niveau avec les U23 en Challenger Pro League et à défaut de pouvoir convaincre la direction de le réintégrer dans le noyau A, il doit partir pour espérer disputer la Coupe du Monde avec le Ghana. C'est l'un des départs quasi-assurés cet hiver. 

Mario Stroeykens 

Il n'y a pas si longtemps, à Neerpede, on rêvait de vendre Mario Stroeykens entre 15 et 20 millions d'euros à un club du subtop européen. Désormais, le risque est grand qu'il parte gratuit dans 6 mois si aucune offre intéressante pour toutes les parties cet hiver n'arrive. Ce serait l'un des plus gros échecs financiers du RSCA ces dernières années (et il y en a eu quelques-uns).

De l'intérêt, il y en a pour Stroeykens, en provenance de Turquie et de France entre autres. Le néo-international congolais est toujours estimé à 8 millions d'euros, mais le RSCA pourrait bien devoir se résoudre à le laisser filer pour moins. Hasi, de son côté, ne trouve pas la clef pour l'utiliser au mieux. 

Yari Verschaeren 

L'autre gros échec du club (et de la direction sportive précédente) est la fin de contrat à venir de celui qui, encore plus que Stroeykens, était le visage poupon de la formation à l'Anderlechtoise : Yari Verschaeren, le n°10, "The Kid". Le département marketing du club s'était donné à fond pour faire de Verschaeren le chouchou du public.

De graves blessures et un niveau en baisse, puis un coach qui au contraire de Brian Riemer est incapable de l'utiliser correctement, et Yari Verschaeren est dans une impasse. Prolonger ? Il devrait accepter une grosse réduction salariale. Partir cet hiver, c'est probablement signer en Turquie. Le ket n'a certainement aucune envie de se presser. 

Alexis Flips 

On vous défie de deviner jusqu'à quand court le contrat d'Alexis Flips : 2028. Le Français est donc loin, très loin d'être libre, et pourrait (un peu comme Trebel) s'asseoir sur son salaire pendant deux ans et demi de plus. Un suicide sportif qui n'est pas au programme. 

Problème : Flips traîne une blessure depuis de longs mois. A priori, il ne pourra même pas chercher une solution cet hiver, et ne devrait donc pas faire partie de l'écrémage désiré par la direction. Son niveau et sa motivation actuels sont un mystère, mais c'est plutôt l'été prochain que tout ça devra être réévalué.

Luis Vazquez 

Le crédit de Luis Vazquez a fini par s'épuiser. Mais trouver une solution pour l'Argentin cet hiver ne sera pas facile, car les clubs européens et d'ailleurs ont eux aussi vu les images, lu les critiques : là où ses 99 matchs pour Boca Juniors faisaient illusion, aucun recruteur ne peut ignorer le niveau du joueur aujourd'hui.

Bref : à moins d'un retour outre-Atlantique ou d'un projet sportif nettement en-deçà de celui du Sporting d'Anderlecht (et Vazquez a ses ambitions et l'égo bien normal d'un jeune buteur qui veut prouver qu'il vaut mieux que cet échec belge), une vente sera compliquée. Rappelons que Vazquez a coûté 4,5 millions : Renard ne peut pas brader un tel joueur à l'excès. 

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