La RAAL a réduit Bruges au silence : comment Frédéric Taquin change petit à petit son fusil d'épaule
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La RAAL vit un week-end euphorique après sa victoire au Club de Bruges. Frédéric Taquin est particulièrement fier de ses hommes.
Après son élimination en Coupe à Charleroi, le Club de Bruges a mordu la poussière contre un autre club hennuyer en l'espace de 72 heures. Si la carte rouge de Joel Ordóñez a évidemment changé la physionomie de la rencontre, les Loups n'ont pas volé leur victoire.
"Sur cette action, mon attaquant va au but. Donc ça aurait pu être 2-1 à ce moment-là. La carte conditionne pas mal, mais Bruges, même à dix, doit tout de même pouvoir être costaud. Je ne sais pas si Bruges a joué n’importe comment, mais on leur a fait mal", estime Frédéric Taquin au micro de la RTBF.
"On les a acculés et on a été agressif au niveau du pressing. À 2-2, on aurait pu se contenter du point. Mais on a voulu attaquer et chercher la victoire. Et c’est mérité. On est allé chercher la victoire au caractère et au courage. Et malgré un bloc bas de Bruges, on a su trouver la faille. Je suis fier de ça", poursuit l'entraîneur louviérois.
Les Loups de plus en plus ambitieux dans le jeu
Après avoir d'abord misé sur sa solidité, la RAAL a fait reculer Bruges jusque dans son rectangle en deuxième mi-temps : "On n’était pas dans le principe de faire le jeu dans le dernier tiers. On devait créer d’abord un groupe homogène, être fort défensivement et travailler la transition car ce sont nos qualités. Et puis, il y a des joueurs qui sont arrivés, qui sont venus se greffer. Ça permet d’amener l’équipe dans la bonne partie de terrain et devenir créatif".
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Un scénario à l'image de l'évolution du jeu de l'équipe cette saison : "Pas mal de mes joueurs jouaient en Nationale 1 en 2024 dans notre équipe. Ils savaient qu’ils pouvaient le faire, on le faisait à l’époque. En D1B, on a un peu adapté mais en continuant à faire ce genre de choses. Et en D1A, les quinze premiers matches, cela aurait été impossible de faire ça. On n’avait pas les armes pour. Maintenant, on connaît la division, on a grandi et pris de l’expérience. On peut commencer à refaire les choses qu’on faisait avant".