L'agent d'Aubameyang violemment agressé par des supporters de Bruges : "Je n'ai jamais vu autant de haine"
Marseille faisait la mine des (très) mauvais jours après son élimination européenne à Bruges. Mais au-delà de l'aspect sportif, le déferlement de violence commis par certains supporters blauw en zwart en a choqué plus d'un.
Ce sont des articles qu'on préfèrerait ne jamais avoir à écrire. Mais les faits dénoncés par plusieurs spectateurs d’origine étrangère auprès de nos confrères de La Dernière Heure font froid dans le dos. En marge de la rencontre entre le Club de Bruges et Marseille, ils ont été passés à tabac aux abords du Jan Breydelstadion.
Le caractère raciste de l'incident ne fait aucun doute : "On longeait l’avenue Léopold III où se trouvaient une centaine de hooligans. J’étais habillé en civil, sans écharpe d’aucun club. Je me dirigeais simplement vers ma voiture garée plus loin. Soudain, j’ai compris qu’on nous insultait en néerlandais : 'vuile makaken' (sales macaques, NdlR). Sans prévenir, j’ai reçu un coup de poing au visage", explique l'une des victimes, qui souhaite garder l'anonymat. Elle se réjouissait pourtant de découvrir l'ambiance brugeoise, invitée par l'agent de Pierre-Emerick Aubameyang.
Une haine insoutenable
La scène a été très violente : "Ils se sont acharnés sur moi, j’ai été roué de coups. Je tremblais, j’ai craint pour ma vie. Je ne savais pas si j’allais parvenir à rejoindre ma voiture. J’ai finalement réussi à me relever et à courir pour leur échapper. En fuyant, j’ai vu partout autour de moi d’autres personnes d’origine étrangère prises à partie. C’était affreux".
L'agent de Pierre-Emerick Aubameyang n'a pas été épargné : "Je fais régulièrement les stades partout dans le monde mais je n’ai jamais vu autant de haine. Je n’ai rien compris à ce qui s’était passé. Cela a duré une ou deux minutes. J’étais au sol et ils se sont acharnés sur moi. J’ai pris des coups au visage, derrière la nuque, j’ai un œil au beurre noir et la main amochée".
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Les policiers antiémeutes étaient présents aux abords du stade, mais pas du côté de l’avenue où les agressions ont eu lieu, semble-t-il. La police explique que les interventions menées dans le cadre de la rencontre se concentraient surtout sur le centre-ville, où les supporters visiteurs défilent traditionnellement avant une rencontre.