Edward Still se préparait pour ça : peut-il déjouer les pronostics à Anderlecht ?
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Anderlecht entame une semaine cruciale dans la tempête : Edward Still a pris la place de Besnik Hasi avant une double confrontation en Coupe qui décidera de la saison du club. Peut-il tout changer en si peu de temps ?
Edward Still n'est pas arrivé au RSC Anderlecht avec, en tête, l'ambition de devenir calife à la place du calife. Il n'est pas de ce genre-là, et est conscient que ses dernières expériences en tant que T1 doivent lui valoir de l'humilité. Mais il n'est pas non plus dénué d'estime de lui-même : ces derniers mois, alors qu'il semblait clair que Besnik Hasi allait sauter, il a eu le temps d'imaginer la suite.
Etant donné qu'il est un peu tôt pour laisser les rênes à Lucas Biglia, Still allait naturellement assurer l'intérim. Il aura au moins une semaine pour tenter de (presque) tout changer : faire un bon résultat contre l'Antwerp, éviter une débâcle à Genk.
Edward Still a un coup à jouer
Et s'il y parvient ? Peut-on imaginer qu'Edward Still reste en poste s'il se qualifie pour la finale et, qui sait, gagne à Genk ? Fera-t-il une David Hubert, conservé à la surprise générale à peu près au même moment après le licenciement de Riemer et un intérim satisfaisant ? Ce n'est pas à exclure, surtout avec Biglia comme T2 pour faire plaisir aux supporters.
Still aurait également l'avantage de ne rien coûter. Un nouvel entraîneur, même s'il arrive libre, voudra certainement amener son staff : cela implique... de licencier le staff en place, et ça coûte cher. Nouvel élément en faveur du T1 intérimaire.
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La direction du RSCA n'a pas décidé de se séparer de Besnik Hasi sur un coup de tête : on le sentait venir, et cela signifie qu'en coulisses, des profils ont été étudiés. Que Still reçoive un peu de temps signifie qu'aucun candidat évident ne s'est démarqué en attendant de licencier Hasi. Et après tout, sans qualification en Coupe, la saison serait d'ores et déjà fichue...