"Tu te dis : c'est quoi ici, un hôpital ?" : au Standard, certains titulaires doivent même jouer blessés

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Où se trouverait le Standard au classement si Vincent Euvrard avait pu aligner une équipe type plusieurs fois consécutivement ? Les Rouches cherchent la cause de leurs trop nombreux problèmes physiques, mais ne la trouvent pas.

Déjà largement outsider sur le papier, le Standard était bien trop déforcé, ce dimanche, pour tenir tête au Club de Bruges. Privé de tout son milieu de terrain, Vincent Euvrard a dû innover, en y alignant Henry Lawrence et Nayel Mehssatou, qui n'ont pas fait le poids face au solide trio brugeois. Logique, selon Ibe Hautekiet, qui effectuait la comparaison en zone mixte si c'était le Club qui s'était retrouvé dans une telle situation.

"Imaginez que Bruges, aujourd'hui, joue sans Vanaken, Onyedika, Stankovic et Vetlesen, car c'était comme ça pour nous. Cinq très bons milieux étaient absents, c'est incroyable. Imaginez Bruges sans tout leur milieu de terrain, le match serait différent et je pense que Bruges ne jouerait pas si bien. Vanaken, Onyedika, ce sont eux qui font le match et le tempo. Sans eux, j'aimerais bien voir."

C'est quoi ici, un hôpital ?"

"Quand tu gagnes un match, tous les coachs disent qu'ils vont aligner la même équipe au suivant, et regardez Vincent. Il gagne, il pourrait garder la même équipe, et voilà, quatre blessés. J'en ai déjà parlé avec le docteur, le physio et le coach. On essaye de trouver la raison, si on fait trop ou pas assez, ou si ce sont les exercices, mais je ne sais pas. Je n'ai jamais connu ça dans ma carrière !"

"Même moi, j'ai joué avec une petite douleur à la cheville de la semaine dernière. Bien sûr, on en parle entre nous. Tu vas manger à midi, tu regardes à gauche et à droite et tu vois quelqu'un avec un bandage. Tu te dis, c'est quoi ici, un hôpital ?", s'exclamait Ibe Hautekiet.

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Le Standard a-t-il du positif à retenir ?

La mission était donc presque impossible pour le Standard, qui est resté solide défensivement pendant un gros quart d'heure avant de s'écrouler. Mais une fois encore, si Bruges a bien accentué la pression au fur et à mesure de la première période, ce sont des erreurs individuelles qui ont coûté cher aux Liégeois, comme trop souvent ces dernières semaines.

"Ce n'est jamais impossible, mais c'était très difficile. Les vingt premières minutes, le bloc était très bien et je me sentais plus à l'aise que les dernières semaines. Mais une fois, tu ne suis pas sur un corner et ça devient compliqué. Ce sont des erreurs, c'est très frustrant, car j'avais le sentiment que collectivement, on a bien joué le début de match et qu'il y avait peut-être possibilité de faire 0-0 ou 1-1."

"Ce qu'on peut retenir de positif ? Ces premières minutes et le bloc compact, ainsi que les premières minutes du jeune Spoden, qui a bien joué à 17 ans, ce n'est pas facile aussi. Pour le reste, il faudra se concentrer rapidement sur la semaine prochaine", a conclu Ibe Hautekiet.

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