Faire sortir Aurélien Scheidler en premier, quand Charleroi pousse ? Hans Cornelis revient sur ses choix forts
© photonews
Hans Cornelis avait le visage fermé en conférence de presse après la défaite contre Louvain. Le jeu de son équipe était pourtant conquérant, mais il y a désormais plusieurs grains de sable dans l'engrenage.
À l'image des draches qui ont arrosé le Mambourg sans prévenir avant et après le match, Charleroi reste très instable en ce mois de mars. En quelques minutes, le Sporting est passé d'une période où il acculait Louvain dans son rectangle à encaisser deux buts coup sur coup, sans pouvoir relever la tête. Quand le vent tourne sans prévenir, les Zèbres sont bien dépourvus.
Pendant 70 minutes, la tempête était pourtant loin de gronder : "On a donné beaucoup en première mi-temps, on gagne presque tous les duels, les deuxièmes ballons. Pas encore d'énormes occasions, mais des situations sur lesquelles on aurait dû mieux faire. Le sentiment était bon, d'autant qu'on n'avait pas donné une seule occasion à Louvain", explique Hans Cornelis en conférence de presse.
Charleroi pensait avoir le contrôle
"On ressort des vestiaires en se créant cette fois de très grosses occasions. Mais quand tu ne marques pas contre une équipe comme Louvain, tu t'exposes à un but sur leur première occasion. Après ça, on a eu un peu de mal à se relever, c'était un vrai coup sur la tête. On est vraiment déçus", poursuit-il.
Le groupe est touché mais doit se relever : "Les têtes étaient basses dans le vestiaire, c'est une certitude. Mais il faut être fort mentalement, être des hommes. Ce dernier match qu'il nous reste en phase classique (à Zulte Waregem, qui jouera avec le couteau entre les dents pour éviter les Playdowns), il peut nous servir. Pour entrer dans les Playoffs sur une meilleure dynamique".
{READALSO}
La réussite qui caractérisait Charleroi pendant l'hiver a fui dans le camp adverse : "On ne peut pas dire que notre jeu soit mauvais. Quand on regarde nos matchs en janvier et nos dernières victoires, les premières occasions rentraient. Il faut plus y croire dans ces moments. On y travaillera cette semaine".
L'un des choix forts de Cornelis aura été de faire sortir Aurélien Scheidler en premier lieu, alors que le Sporting était en plein temps fort. Il s'en explique avec la montée d'Antoine Colassin : "On a eu beaucoup d'occasions ; Antoine est quelqu'un qui n'en a pas besoin de beaucoup pour marquer. Aurélien aurait pu faire mieux à certains moments. Quand tu créées beaucoup, tu dois utiliser Antoine. C'est sa force, il l'a montré le week-end dernier, même si cela ne tournait pas forcément bien dans le jeu".