Des Diables à court de rythme au mondial ? Ces cadres qui jouent gros sur la fin saison
Photo: © photonews
Dans six semaines, la Belgique débutera sa Coupe du Monde contre l'Égypte. Jusque-là, l'une des principales préoccupations de Rudi Garcia sera le rythme de chacun.
C'est l'une des caractéristiques de ces derniers noyaux constitués par les rescapés de la génération dorée : le besoin d'une préparation au grand tournoi de l'été plus que jamais sur mesure, pour monter progressivement dans les tours sans risquer de nouvelles blessures musculaires.
Car des blessures, il y en a eu. Il suffit de regarder les trois derniers représentants les plus éminents de la génération dorée, les trois leaders que sont Thibaut Courtois, Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku. Le premier cité est le cas le moins préoccupant mais est tout de même à l'infirmerie depuis six semaines, le second a passé la majeure partie de la saison à l'infirmerie, tandis que le troisième n'a disputé que 64 minutes en match officiel, s'est disputé avec son club, peine à enchaîner une séance de rééducation complète sur le terrain, n'a plus été repris depuis un an et n'a toujours pas de remplaçant attitré, si ce n'est Charles De Ketelaere en faux neuf.
Une fin de saison décisive pour une partie du noyau
Mais nos cadors ne sont en réalité que l'arbre cachant la forêt. Des joueurs pour qui l'horloge biologique est encore proche du zénith arriveront eux aussi en manque de rythme aux Etats-Unis, que ce soit à cause de leurs blessures ou de la concurrence en club.
Le constat est clair : sur les joueurs convoqués lors du dernier rassemblement par Rudi Garcia, huit sont sous la barre des 50% de temps de jeu en championnat dans leur club. Sans même compter les absents de mars que sont Romelu Lukaku et Malick Fofana. Et en sachant que parmi les éléments pouvant se targuer d'une gommette verte en la matière, des cadres comme Youri Tielemans et Amadou Onana ne dépassent la moitié que d'un poil de crâne de Roberto Martinez.

Pour les joueurs cités comme pour - certains - autres sous la barre des 50% parmi Maarten Vandevoordt, Zeno Debast, Koni De Winter, Maxim De Cuyper, Timothy Castagne, Dodi Lukebakio et Loïs Openda, les prochaines semaines pourraient être cruciales. Pour arriver avec du rythme dans les jambes, mais aussi tout simplement pour convaincre Rudi Garcia de les reprendre pour d'autres.
C'est là tout le paradoxe des saisons conclues par un grand tournoi : pendant que certains clubs n'ont plus rien à jouer au classement et sont susceptibles de virer à la démobilisation, plusieurs joueurs jouent leur place à l'un des plus grands rendez-vous de leur carrière.
Dans un passé pas si lointain, Vincent Kompany, Youri Tielemans, Axel Witsel et Romelu Lukaku ont réussi à gagner leur course contre la montre pour revenir de blessure pour un Euro ou une Coupe du Monde. Mais le noyau actuel n'est pas du même calibre. Et le poids des ans pardonne de moins en moins aux derniers joueurs de cette trempe, comme en témoigne encore trois ans et demi plus tard l'entrée au jeu aussi desespérée que désespérante de Romelu Lukaku contre la Croatie à la Coupe du Monde 2022.
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