"Certains veulent choisir un méchant, et je suis heureux d'être celui-là"
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Christian Burgess est l'un des joueurs les plus clivants de notre championnat. Un statut qu'il prend avec le sourire.
Christian Burgess est un personnage de contrastes : engagé et très humain en dehors du terrain, il se transforme lorsque le match commence, pour enfiler ce costume de défenseur qui aime flirter avec la limite. Le profil type qu'il vaut mieux avoir dans son équipe que dans le camp d'en face.
Le capitaine est ainsi l'un des joueurs de l'Union les plus ciblés par les supporters adverses. Mais cela ne l'embête absolument pas, comme il l'explique à La Dernière Heure : "La réponse la plus simple est de dire que je suis payé pour faire un boulot où tu es meilleur si tu es sans pitié. Tout sportif de haut niveau doit l’être, comme Verstappen, Hamilton, Djokovic et d’autres le sont. Certains joueurs sont plus facilement appréciables du public, mais ce sont rarement des défenseurs".
Christian Burgess ne lutte pas contre son image, il s'en sert
L'Anglais de 34 ans compare la perception que l'on se fait de lui à l'image dégagée par l'Union : "Au début, c’est le conte de fées que tout le monde apprécie. Ensuite, ça devient : ‘Vous commencez à devenir embêtants. Et vous prenez même notre place en Champions League’ ".
"Alors vous devez batailler contre d’autres forces. Que cela vienne des supporters, des clubs adverses ou des médias qui se sentent menacés par un club qui n’est pas juste là pour rentrer dans le rang après une belle saison, comme Leicester", poursuit-il.
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Face à cela, Burgess n'utilise pas de carapace. Il en tire une véritable force : "Je préfère être embêté par des messages, et j’en reçois beaucoup, plutôt que de voir tout ça arriver à un joueur plus jeune ou plus naïf, qui serait touché mentalement. En fait, ça me motive, ça ajoute de la passion. Certains veulent choisir un méchant, et je suis heureux d’être celui-là. D’autant que ça n’impacte pas la façon dont les arbitres me jugent vraiment".