Persévérance et coup de fil à Lucas Stassin : les dessous de l'arrivée de Léo Pétrot à Anderlecht
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Anderlecht a confirmé hier l'arrivée de Léo Pétrot. Un transfert surprise qui porte bien la patte d'Antoine Sibierski.
Depuis son entrée en fonction, Antoine Sibierski met un point d'honneur à travailler dans la discrétion. Les fuites se font rares, si bien que quand Anderlecht a annoncé la signature de Léo Pétrot, c'est la surprise qui dominait : personne n'avait rien vu venir, confortant le nouveau directeur sportif dans la fiabilité de ses interlocuteurs.
Mais au-delà de la surprise de l'annonce, c'est le profil qui a interpellé : la priorité d'Anderlecht était-elle vraiment l'arrivée d'un défenseur central de 29 ans qui a disputé la majorité de sa carrière dans les divisions inférieures françaises ? Retour sur les raisons de ce transfert.
Révélé sur le tard
Pour un suiveur d'Anderlecht confronté à l'arrivée d'un joueur d'expérience formé à Saint-Etienne, l'un des premiers réflexes pourrait être de vérifier si la nouvelle recrue était de la partie lors de deux confrontations entre le Sporting et les Verts il y a dix ans. Après avoir ramené un partage du Stade Geoffroy-Guichard, l'Anderlecht de René Weiler s'était incliné 2-3 à domicile, malgré des buts d'Alexandru Chipciu et Nicolae Stanciu en début de match.
Mais pas la peine de chercher Pétrot dans les rangs stéphanois. Le garçon avait 19 ans mais évoluait avec l'équipe réserve. Le natif de Firminy n'est pas un talent précoce : alors que les portes du monde professionnel lui étaient refermées par Saint-Etienne, il a longtemps dû batailler, écumant les pelouses de National jusqu'à ses 24 ans. C'est son passage à Andrézieux qui convainc Lorient de le recruter et d'enfin lui faire découvrir la Ligue 1 lors de la saison 2021/2022.
Saint-Etienne l'a alors ramené, faisant de son ancien espoir un titulaire indiscutable dans l'axe central, permettant à l'équipe de retrouver la Ligue 1 à sa deuxième tentative. De retour parmi l'élite, Pétrot a conservé sa place mais n'a pas su empêcher la saison catastrophique des Verts, directement relégués après 77 buts encaissés. Contrairement à Lucas Stassin, Leo Pétrot n'a pas accompagné l'équipe en Ligue 2, il a rejoint Elche, avec qui il sort d'une saison à 18 titularisations en Liga.
Avec lui, Anderlecht s'assure de disposer d'un renfort qui mettra le collectif au-dessus de son cas personnel. Une caractéristique qui était déjà très importante à Troyes pour Antoine Sibierski : le directeur sportif avait redressé l'ESTAC (champion de Ligue 2) en misant avant tout sur des joueurs prêts à tirer le groupe vers le haut grâce à leurs qualités humaines plus que sur des diamants bruts. Un profil que personnifie Léo Pétrot, qui connaît la valeur du travail nécessaire pour progresser à un stade déjà avancé de sa carrière.
Pas des plus rapides au démarrage, l'ancien défenseur des Verts a ainsi travaillé son explosivité en travaillant avec Valentin Morphy. Ce préparateur physique a aidé Pétrot à coupler sa bonne vitesse une fois lancé à des premiers appuis plus performants.
Autre partie de son profil qui a séduit la direction mauve : Léo Pétrot est un défenseur central gaucher, denrée recherchée dans le football, et particulièrement à Anderlecht depuis les premiers pépins physiques de Jan Vertonghen. Ajoutez à cela un physique assez athéltique lui permettant de se montrer agressif dans les duels et vous obtenez un profil qui a appris à devenir de plus en plus complet au fil des années.
La famille Stassin a ensuite fait le reste : "J’ai appelé Lucas et nous avons beaucoup parlé du club. J’ai aussi eu l’occasion de discuter avec son père, Stéphane, qui est entraîneur des U15 au sein du club. Tous les deux n’avaient que des choses positives à dire sur le RSCA et son centre de formation. Lucas a effectué toute sa formation ici. Ça lui a permis de se développer et de devenir le joueur qu’il est en train de devenir aujourd’hui. Stéphane m’a également parlé de la vie à Bruxelles en dehors du football, et là aussi, je n’ai eu que des retours positifs. Leurs mots sur le club et sur la ville ont rendu mon choix encore plus simple et logique".