Sans appel : les Diables Rouges assomment les États-Unis et filent en quart de finale

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Cette fois, personne ne pourra rien y faire, ni Donald Trump, ni Gianni Infantino. Largement supérieurs, les Diables Rouges ont giflé les USA chez eux, et filent en quarts de finale.

Rarement un match de Coupe du Monde aura été entouré d'un tel parfum de polémique avant même de débuter - peut-être jamais, en vérité. Mais une fois le coup d'envoi de cet USA-Belgique donné, seul comptait le terrain (certes, avec Folarin Balogun), et la pression était désormais énorme sur les épaules du dernier pays-hôte encore en lice.

On l'a clairement senti dès le coup d'envoi d'un match pour lequel Rudi Garcia a osé faire du changement, mettant Doku et De Bruyne sur le banc et renforçant son milieu de terrain avec Raskin ET Onana. Les USA sont en effet méconnaissables. La première occasion tombe dès la première minute, Freese sortant une frappe enroulée de Castagne (1e).

De Ketelaere répond aux critiques 

Les Diables ne mettent pas grand rythme mais n'en ont même pas besoin face à une équipe américaine qui ne met aucun pressing. Onana se balade au milieu, décale Lukebakio qui trouve Castagne : son centre va chercher Tielemans, qui croque sa frappe (8e). Une minute plus tard, un bon pressing de Nicolas Raskin lui permet de s'infiltrer et d'aller trouver Charles De Ketelaere à bout portant (9e, 0-1).

Tout n'est pas rose cependant car un Amadou Onana fort en jambes jusque là doit bien vite céder sa place à Hans Vanaken (20e). Ca ne change pas grand chose : Raskin se bat pour deux, et le capitaine brugeois amène immédiatement toute son intelligence de jeu. Malheureusement, c'est sa tête qui dévie un coup-franc plein axe concédé par Mechele : Courtois est battu par Malik Tillman, et les USA reviennent de nulle part (31e, 1-1). 

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Ils n'ont toutefois même pas le temps de célébrer. Une superbe ouverture de Tielemans côté gauche, un dribble de Leandro Trossard : son centre va chercher la tête de... Charles De Ketelaere, qui s'offre un deuxième doublé en sélection après celui face au Liechtenstein en novembre dernier (33e, 1-2).

Les Belges disputent peut-être leur meilleure mi-temps sous Garcia : la seule vraie alerte vient d'une longue rentrée en touche qui trouve Balogun... dont la reprise à bout portant passe au-dessus (45e). Juste avant, Lukebakio aurait pu faire le break sur un coup-franc magnifiquement donné par De Cuyper, l'un des meilleurs Diables de cette première période, qui met Sergiño Dest dans sa poche (43e).

Les Diables n'auront pas tremblé 

Pochettino devait secouer ses troupes pour que quelque chose se passe, car l'absence de pressing et d'intensité côté étatsunien était intrigante. Les USA tentent de prendre le jeu à leur compte au retour des vestiaires mais se heurtent à des Diables solides, et à leur propre imprécision. Puis, en contre, la punition : un long ballon force Freese à sortir au-devant de Charles De Ketelaere... et le portier de New York City se troue totalement. Cela profite à Hans Vanaken, qui n'a qu'à placer dans le but vide (57e, 1-3).

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Pulisic, invisible, sort immédiatement dans la foulée, comme un symbole de ces USA impuissants. La plus belle action américaine du match aura probablement été le cul-sec d'Eddie Vedder, chanteur de Pearl Jam, durant le "hydration break" et alors que son morceau "Alive" retentit dans le stade. 

Rudi Garcia, lui, fait l'inverse de Pochettino : ses stars rentrent. Jeremy Doku et Romelu Lukaku montent au jeu, mais auront un peu de mal à vraiment apposer leur griffe sur la rencontre. C'est même Berhalter qui tente de sonner la révolte d'une lourde frappe passant de peu à côté (79e). Balogun, ensuite, profite d'une hésitation de Mechele pour partir au but mais sa frappe, dans un angle fermé, trouve Courtois (82e). Ce sera tout pour les USA, malgré une Belgique qui a clairement actionné le frein à main.

Le score, jusque là correct, prend des allures de petite gifle quand, en toute fin de rencontre, une grosse approximation défensive devant le pressing de Romelu Lukaku permet à ce dernier d'aller planter le 1-4 (90e+3). Une victoire littéralement sans appel, y compris auprès de la FIFA. L'Espagne attend désormais les Diables Rouges à Los Angeles ! 

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