Opération choc contre un groupe d'Ultras : "Le club refuse que ses supporters soient stigmatisés de la sorte"

© photonews

L'ambiance était assez tendue au Tondreau pour le match de Mons contre Namur. Le club a réagi avec un communiqué pour défendre ses supporters face à l'intervention de la police.

Sur le terrain, Mons a vécu un week-end de rêve. Les Dragons l'ont emporté 4-0 contre Namur et ont pris la tête du classement grâce au faux pas de Tubize-Braine à Virton. En tribunes par contre, la soirée a été agitée.

Peu avant la rencontre, la police a mené une opération visant les Ultras montois. Plusieurs d'entre eux ont été contraints d’accepter un contrôle d’identité avant d'être pris en photo, sous peine de se voir refuser l’accès au stade.  Et cela s'est fait ressentir : la T2 était pratiquement vide, loin de la ferveur habituelle.

Le RAEC a sorti un communiqué pour s'étonner de cette sortie policière : "Le club n'était en aucun cas informé et a fait part de son étonnement auprès des autorités concernées. Le RAEC Mons souhaite rappeler son attachement à ce que le Stade Tondreau demeure un lieu de rassemblement populaire, convivial et familial, où chacun peut profiter d’une soirée de football dans une atmosphère sereine".

Une intervention qui passe mal

"Il est essentiel que ce cadre reste accueillant et apaisé, sans sentiment d’intimidation, afin de préserver l’esprit festif et sportif qui doit entourer nos rencontres. L’Albert refuse que ses supporters soient stigmatisés de la sorte. À ce titre, le club a, dès le soir du match, pris contact avec la zone de police ainsi qu’avec les autorités de la Ville pour faire part de son incompréhension face à une telle opération", poursuivent les Dragons.

{READALSO}
"Le RAEC Mons souhaite par ailleurs saluer l’attitude exemplaire de ses supporters, qui ont fait preuve de calme et de responsabilité en évitant tout conflit dans une situation pourtant surprenante et délicate. Des discussions constructives seront menées dans les prochains jours afin que toutes les parties puissent être entendues et respectées, dans un esprit de dialogue et de collaboration", conclut le communiqué.

Plus de news