D'incertain de la sélection à titulaire potentiel : Dodi Lukebakio apporte une touche qui manquait aux Diables

© photonews

Double buteur face aux États-Unis, Dodi Lukebakio a remis le couvert en permettant aux Diables de ne pas perdre face au Mexique. De retour après une période difficile, le joueur de Benfica a plus que vraisemblablement validé son billet pour le Mondial.

Ses larmes après son premier but, samedi face aux États-Unis, voulaient dire beaucoup. Victime d'une fracture de la cheville en début de saison, Dodi Lukebakio sort d'une période particulièrement délicate, tant sur le plan physique que mental.

Dans une année si importante de séduction avant la Coupe du monde, l'ailier droit avait à peine pu se montrer, délivrant quatre passes décisives en championnat avant de se blesser, mais ne débloquant pas son compteur personnel ailleurs qu'en Coupe et en... Liga, avec Séville, lors du tout premier match de la saison contre Bilbao.

Pour le Bruxellois de naissance, faire partie du groupe sélectionné par Rudi Garcia pour cette trêve du mois de mars était déjà une petite victoire, et un signe que le sélectionneur français croyait encore en lui. Dodi Lukebakio lui-même n'imaginait probablement pas passer de ce statut à celui d'un prétendant à une place dans le onze de base en quelques jours à peine.

Le grand gagnant de la trêve ?

Monté au jeu pour la dernière demi-heure à Atlanta, l'ancien joueur d'Anderlecht et de Charleroi présente un profil moins provocateur et explosif que Jeremy Doku ou Mika Godts sur le côté gauche, ce qui permet de trouver un équilibre, et est aussi capable de forcer la décision à distance, ce qu'il a particulièrement montré lors de cette trêve.

Son premier but face aux États-Unis, le quatrième des Diables, en était déjà un bel échantillon. Décalé par Meunier, qui n'avait pas trente-six mille autres solutions, Lukebakio a trouvé l'ouverture d'une superbe frappe enroulée du pied gauche alors que toutes les solutions semblaient bouchées.

{READALSO}

Un facteur X, d'un autre type que Jeremy Doku, capable de débloquer la situation en une frappe, comme savait aussi bien le faire un certain Dries Mertens... ou Adnan Januzaj, pour ceux qui se rappelleront de l'Angleterre - Belgique lors du dernier match de poule du Mondial 2018.

Capable de sortir de sa boîte en un instant

À la finition d'une belle combinaison un quart d'heure plus tard pour s'offrir son deuxième but personnel, Lukebakio avait gagné sa place de titulaire pour cette rencontre face au Mexique, lors de laquelle il a fait du... Lukebakio. Très peu en vue, comme tout le reste du secteur offensif, en première mi-temps surtout, il a perdu beaucoup de duels dos au but, comme Openda, ne permettant pas aux Diables de se relancer.

En deuxième période, par contre, il ne lui a fallu qu'une seule tentative et moins d'une minute pour décrocher la même frappe ou presque que face aux États-Unis, et permettre aux Diables de revenir à la marque. Une frappe, comme celle de samedi, décrochée avec une facilité déconcertante, qui prouve sa capacité à sortir son équipe du pétrin en une fraction de seconde.

Dodi Lukebakio, titulaire à la Coupe du monde ?

Le joueur de 28 ans, qui honorait sa 29e sélection cette nuit à Chicago, a parfaitement profité de l'absence de Leandro Trossard et semble même avoir pris une longueur d'avance sur Alexis Saelemaekers, qui compte un assist sur le but d'Onana face aux USA mais qui n'a dans l'ensemble pas été transcendant, avec près de nonante minutes au compteur (avec les temps additionnels) sur l'ensemble des deux matchs.

Si Rudi Garcia semble avoir une idée déjà assez précise de ce à quoi ressemblera son onze de base contre l'Égypte le 15 juin à Seattle, la place de titulaire sur le côté droit offensif est encore accompagnée d'un point d'interrogation, Trossard ayant aussi eu assez souvent le don de décevoir sous les couleurs de l'équipe nationale. Une situation qui pourrait sourire à Dodi Lukebakio, qui a en tout cas marqué assez de points.

Plus de news