"Il y a une sorte d'appréhension mentale" : les mots forts de Sébastien Pocognoli
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Sébastien Pocognoli pensait renouer avec la victoire, mais a vu Monaco être rejointe par Toulouse en deuxième mi-temps. Il ne cache pas sa frustration.
Nous vous en parlions hier soir : alors que son équipe avait pris un excellent départ en menant 0-2 après 18 minutes, Sébastien Pocognoli pensait pouvoir mettre un terme à cette série de deux matchs sans victoire et renouer avec l'état de forme qui avait valu à ses hommes d'enchaîner sept succès consécutifs en Ligue 1.
Mais Monaco a reculé après avoir encaissé le 1-2 à l'heure de jeu et s'est finalement fait rejoindre en fin de temps réglementaire. Une fin de rencontre particulièrement amère pour les visiteurs.
Monaco retombe dans ses travers
"C’est un peu à l’image de notre saison et des derniers mois. Il y a une forme d’inconstance qui peut être expliquée par plein de choses très objectives. En deuxième mi-temps, on a arrêté de jouer alors que les premières minutes, on était excellent au ballon", déplore Pocognoli au micro de Ligue 1+.
"Je ressens de la déception. Je n’ai pas envie de dire de la colère, car cela voudrait dire qu’on perd le contrôle, mais je suis assez objectif sur cette prestation. Ce qu’il y a de positif, c’est que nous avions bien commencé cette fois-ci, avec 30 minutes de très bon niveau, les meilleures depuis assez longtemps je pense", poursuit-il.
Encore du boulot dans la gestion de match
Comment expliquer ce changement d'attitude de l'équipe ? "On a eu beaucoup de déchet technique et on a joué vers l'arrière, ce qui fait que nos joueurs créatifs ont été moins en vue. On a donc commencé à souffrir et on a dû gérer avec nos ressources sur le banc pour essayer de fortifier cette assise, mais malheureusement nous n’avons pas su le faire et c’est assez décevant".
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"Pourquoi sommes-nous inconstants ? Nous avons une appréhension mentale du match qui parfois ne concorde pas avec ce que je veux. C’est quelque chose que je dois maîtriser pour ces trois derniers matchs, même si on avait essayé d’amener de l’expérience et du leadership pour justement avoir moins de zones grises et d’être plus structurés, mais ça n’a pas fonctionné et c’est frustrant", conclut Pocognoli, qui a vu son équipe manquer l'occasion de mettre la pression sur Marseille (sixième) et Rennes (cinquième).