Genk, opération reconstruction

Antoine Bourlon
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Genk, opération reconstruction

Les Limbourgeois clôtureront bientôt une saison calamiteuse.

Après sa défaite face à une Gantoise pourtant pas forcément séduisante (0-2), Genk a dit au revoir à ses derniers et minces espoirs de disputer l'Europe l'an prochain. Pas de maigre consolation donc, dans une saison à oublier au plus vite. 

L'on pourrait même dire que le Racing a eu du pot de disputer les play-offs, vu que le Cercle puis Saint-Trond se montraient assez dangereux. Malgré tout, ils ont bien failli surprendre tout le monde, en battant La Gantoise d'entrée puis en dominant Charleroi. Il aura fallu un miracle. Et cela ne leur aurait pas rendu service. Sacré en 2019, vainqueur de la Coupe et vice-champion la saison dernière, le Racing Genk a bien grise mine et a besoin d'un relifting. 

Depuis le départ de John van den Brom, le changement attendu...se fait encore attendre, 6 mois après. Storck ne semble pas avoir insufflé une vraie identité de jeu à son équipe. Pourtant, on a beau chercher, hein... C'est bien beau de se reposer sur les exploits individuels et les qualités intrinsèques de ses joueurs, mais l'on n'est plus au stade des ajustements ou du rodage. 

Thorstvedt Kristian
© photonews

Justement, que penser de cet effectif ? Tous les postes sont doublés, voire triplés, avec des footballeurs internationaux. Genk s'est donné les moyens de ses ambitions. Et maintenant, il se retrouve avec une masse de joueurs dont les prestations ne peuvent pas permettre de fonder les mêmes attentes. Heureusement, des Onuachu ou des Lucumi sont sur le départ. Genk pourrait récupérer un beau chèque et réinvestir cet argent de manière opportune. Le problème, c'est qu'outre la position de 9, l'on voit mal quel secteur renforcer tellement l'effectif est fourni. 

De plus, de nombreux joueurs risquent de revenir de prêt : Dessers, Dewaest, Ugbo,... Encore heureux que le club n'a quasiment pas transféré en hiver, même si cela aurait peut-être permis de "rafraîchir" l'effectif. 

Peter CroonenErik Gerits, Dimitri De Condé et cie auront des choix forts à poser. Et aucun d'entre eux ne sera aisé. Le choix des cadres devra s'articuler autour de ceux qui ont remporté le titre en 2019 (Vandevoordt, Heynen, Paintsil,...), afin de garder l'ADN du club à tout prix. Cette ADN, justement, elle se retrouve chez les jeunes (Oyen, Nemeth,...) ou chez les U23, qui joueront en D1B l'an prochain. A l'instar du titre de 2011, la "classe biberon" du club (Courtois, De Bruyne,...) doit encore et toujours jouer un rôle primordial. 

Enfin, et sans conteste le plus compliqué, le choix du coach sera déterminant. Si ce dernier est de la continuité en gardant Storck, il pèsera tant son pesant de risques que d'incompréhensions.

 

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