Edito Mr Boucaut a bien raison : Vanaken et les autres doivent accepter que les critiques aillent dans les deux sens

Mr Boucaut a bien raison : Vanaken et les autres doivent accepter que les critiques aillent dans les deux sens

Alexandre Boucaut a brisé un tabou intéressant sur le plateau de la Tribune : pour une fois, un arbitre a clairement désigné un joueur connu pour son comportement désagréable. La forme n'était peut-être pas idéale, mais sur le fond, il a raison.

Rappelons les faits : le 12 février dernier, sur le plateau de La Tribune où il est devenu consultant arbitrage, Alexandre Boucaut, retraité, disait tout le "bien" qu'il pensait de Hans Vanaken. "Avec son visage de bébé, il a peut-être une apparence idéale. Mais, en réalité, il est l'un des joueurs les plus pénibles du championnat. Il insulte les arbitres, il est mesquin,... Hans Vanaken peut-être extrêmement ennuyeux. Bruges n'arrive pas toujours à le calmer", lâchait l'ex-arbitre, sans langue de bois.

Des propos qui n'ont pas manqué de faire réagir, surtout au nord du pays où on a même souhaité en faire une affaire communautaire. Pour notre confrère Peter Vandenbempt, Mr Boucaut n'aurait pas tenu le même genre de propos pour un joueur francophone ou un joueur du Standard. On serait quand même curieux de l'avis du corps arbitral sur l'attitude, à l'époque, de garçons comme Steven Defour ou Milan Jovanovic, jamais les plus faciles à gérer. 

La critique va dans les deux sens 

Si le département arbitral, forcément, s'est désolidarisé de ces propos, un autre ex-arbitre a soutenu Alexandre Boucaut (lire ici), ajoutant même quelques noms : Steven Defour, tiens donc, mais aussi Wesley Sonck ou Besnik Hasi. Deux d'entre eux sont devenus entraîneurs, l'un d'eux analyste ; tous trois sont très différents hors des terrains. Un peu comme Mark Van Bommel, véritable crapule sur les gazons du top mondial, mais toujours charmant en-dehors et encore plus depuis qu'il est devenu entraîneur. 

Vanaken Hans
© photonews

C'est probablement ce qui est difficile à comprendre : qu'un joueur ou un coach soit imbuvable sur le terrain ne veut pas dire qu'il n'est pas quelqu'un de bien une fois le coup de sifflet final donné. Michel Preud'homme, durant toute sa carrière d'entraîneur, a représenté tout ce qui ne devait pas exister sur un bord de terrain. Une attitude inacceptable que pouvait également avoir un Laszlö Bölöni (on ne pourra pas nous accuser de ne pas cibler du Rouche). Pourtant, de l'avis général, ils étaient très agréables dès que le rideau tombait. 

Le piège est de tomber dans l'ad hominem, l'attaque personnelle, et c'est peut-être l'erreur de Boucaut qui n'a pas mis la forme à ses propos plutôt cash. Mais alors que les attaques se font de plus en plus personnelles à l'encontre des arbitres, il ne serait pas forcément malsain que ceux-ci puissent également pointer du doigt l'attitude de certains joueurs. Pas forcément via un carton jaune, un peu formel et qui envenime parfois la situation inutilement. Peut-être via un débriefing avec les intéressés, joueur comme club, afin que le message passe sans frustration. Afin aussi qu'un sentiment d'impunité ne s'installe pas dans la tête de certains joueurs, Hans Vanaken ou d'autres, histoire d'éviter ce genre de déballage une fois la carrière des référés terminée...

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