"Papy" Witsel entre dans l'histoire : "Aujourd'hui, c'est le football qui gagne..."

Florent Malice
Florent Malice depuis Seattle
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"Papy" Witsel entre dans l'histoire : "Aujourd'hui, c'est le football qui gagne..."
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Dans l'euphorie, ce serait presque passé inaperçu : Axel Witsel, en montant au jeu, a détrôné Wilfried Van Moer en tant que plus vieux joueur belge en Coupe du Monde. Il était naturellement un peu ému.

À l'approche de ce 8e de finale, Axel Witsel s'était présenté en conférence de presse, une situation un peu particulière puisqu'il n'avait jusque là joué aucune minute dans ce tournoi. L'ancien milieu de terrain du Borussia Dortmund et de l'Atlético Madrid avait raconté son rôle de "tonton" du groupe, mais aussi ses envies de terrain, toujours présentes.

En fin de match, le scénario a permis à Witsel d'obtenir ses premières minutes, et c'est loin d'être un détail. "Ca fait plaisir, car tu te sens déjà un peu plus concerné, même si c'était déjà le cas auparavant", commence-t-il à notre micro. "Mais cette montée au jeu fait du bien. Je suis monté pour amener du calme car quand tu mènes comme ça, ils poussent, et c'est dans ce genre de situation que je peux rendre des services. Je suis vraiment content".

Witsel dépasse Van Moer et rentre dans l'histoire 

D'autant plus content qu'Axel Witsel, à 37 ans et 176 jours, a détrôné Wilfried Van Moer (37 ans et 119 jours en 1982 face à la Pologne) en tant que plus vieux joueur belge en Coupe du Monde. "J'ai eu de l'émotion quand même en montant au jeu, d'autant que j'ai appris que j'étais le plus ancien de l'histoire. Je suis officiellement un papy", rigole-t-il. 

Witsel Axel
© photonews

L'affaire Folarin Balogun, pour y revenir une ultime fois, n'a selon lui pas eu une grande influence dans le groupe. "À partir du moment où tu joues un 8e de finale contre les USA chez eux, tu n'as pas besoin de ça", pointe Witsel. "Si ça leur a mis la pression ? On s'était dit avant le match qu'il fallait leur mettre la pression directement et on l'a fait. On a bien vu qu'ils perdaient des ballons faciles. On marque vite aussi, ça nous a aidés, et on réagit vite après le but chanceux qu'ils marquent. Puis on a déroulé (sourire)".

Les célébrations du groupe après le quatrième but (et dans le vestiaire par la suite) faisant référence au président des USA montrent tout de même qu'il y avait une volonté d'envoyer un message. "Non, on a juste célébré comme on le fait d'habitude, tous ensemble", sourit Witsel d'un air entendu. "Bien sûr, ce n'est pas commun, ce qui s'est passé. Mais la meilleure réponse, c'était sur le terrain et basta. C'est le football qui gagne aujourd'hui".

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Witsel voit l'Espagne parmi les favoris du tournoi 

Ce sera désormais un tout autre match qui attend les Diables Rouges vendredi à Los Angeles. "L'Espagne fait partie de mes favoris du tournoi depuis le début avec la France. Mais ça reste un quart de finale, il faut le jouer. On a aussi nos armes et on peut faire quelque chose", estime Witsel. 

"C'est une grande nation du football. Ils vont dominer, avoir la possession, ils peuvent t'endormir un peu avant de trouver la passe qu'il faut vers l'avant... Il faudra récupérer à fond car il y a un grand match qui nous attend vendredi".

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