Edito Même les Français étaient derrière nous : après tout, Donald Trump méritait peut-être son Prix de la Paix

Florent Malice
Florent Malice, suiveur des Diables Rouges
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Même les Français étaient derrière nous : après tout, Donald Trump méritait peut-être son Prix de la Paix
Photo: AI generated
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L'ingérence caractérisée de Donald Trump dans cette Coupe du Monde 2026 a gâché le tournoi des États-Unis, mis une pression énorme sur son équipe nationale et uni le monde derrière la Belgique. Un sans-faute.

Son absence depuis le début de cette Coupe du Monde 2026 était un peu étonnante au vu de la propension du personnage à tenter d'être au centre de l'attention quand il en a l'occasion. Donald Trump assure pourtant être un "grand amateur de soccer" - et même d'être "very good at this stuff", comme il l'a affirmé en essayant de nous faire croire que Folarin Balogun ne méritait pas de carton rouge. 

Peut-être est-ce vrai. On le sait, le président des USA est amateur de sport. Mais ne pas se montrer une seule fois dans ce tournoi, qui ne s'est tout de même pas rendu que dans des bastions démocrates depuis le début, était peu caractéristique de Donald Trump. Il a bien compensé ça par sa première - et peut-être bien dernière jusqu'à la remise du trophée - intervention. 

En se mêlant de la décision arbitrale à l'encontre de Folarin Balogun, Trump a fait exploser la bulle d'insouciance et de bonheur dans laquelle planait la Team USA depuis le début du tournoi. Proposant un football chatoyant et emmenée par une ferveur populaire que peu hors-States avaient prédit, la sélection américaine avait réussi à faire en partie oublier les aspects extrasportifs de la compétition. Le soccer était au centre des débats. Un peu comme en Russie en 2018. 

Donald Trump a gâché le tournoi de sa sélection 

C'était d'autant plus frappant à Seattle, une ville farouchement démocrate et qui soutenait à fond sa sélection. Qui a continué, d'ailleurs, à la soutenir ce lundi. Mais quelque chose s'était brisé entre les Américains et le reste du monde qui, jusque là, se contentait de piquer un peu Trump sans être farouchement opposé à la sélection des USA. Le sportif et le politique ne se mêlaient pas. 

Donald Trump
© photonews

Jusqu'à ce que le politique se mêle du sportif. Comme un vulgaire dictateur à l'ancienne, Donald Trump a joué de son influence pour faire inverser une décision de la FIFA (nous partons du principe que sans l'intervention de la Maison Blanche, Balogun n'aurait pas joué). Plus fort que ça, c'est le frère de l'émir du Koweït qui fait annuler un but à la Coupe du Monde en 1982. 

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Les réactions ne se sont pas faites attendre. Du monde entier, des messages nous sont parvenus, à nous personnellement mais aussi aux Diables Rouges (toutes les nationalités commentaient les posts de la fédération sur les réseaux), avec un message de soutien clair. USA-Belgique est peut-être bien devenu la "hate watch party" la plus universelle de l'histoire du football. Même de France, nos amicaux rivaux, le soutien était absolument inconditionnel : certains se sont réveillés en pleine nuit pour voir la Belgique rouler sur ce qui était redevenu, le temps d'un match, "l'équipe de Donald Trump".

Même la célèbre Fédération Française de la Lose, connue pour aimer chambrer, s'est réjouie de voir un... Français, Rudi Garcia, remporter une victoire éclatante. Et depuis, ils n'ont de cesse de partager nos chambrages à nous après la victoire. Côté Flandre, on est probablement tout aussi surpris que les Pays-Bas (qui plus est déjà éliminés... ce pour quoi nous les avons bien chambrés !) en fassent de même. 

Bref : Donald Trump a réussi un véritable exploit. Unir le monde entier contre son équipe nationale, et derrière la nôtre. Après tout, il le méritait peut-être bien, ce Prix de la Paix remis par son ami Gianni Infantino. Et cette pression, nous en sommes certain, elle a pesé sur les épaules d'une Team USA méconnaissable ce lundi. Le président des États-Unis a réussi, en une seule intervention, à gâcher le tournoi de son pays... Carton rouge.

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