La fin du romantisme à Anderlecht ? "Tout le monde veut du beau jeu, mais..."
Florent Malice
Florent Malice depuis Anderlecht
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Franky Vercauteren va-t-il abandonner le beau jeu à Anderlecht ? Il répond

La fin du romantisme à Anderlecht ? "Tout le monde veut du beau jeu, mais..."

Franky Vercauteren, parfois décrit comme pragmatique, peut-il à 63 ans changer sa façon de faire pour s'adapter aux idéaux romantiques de Vincent Kompany ? Le nouvel entraîneur d'Anderlecht s'est exprimé à ce sujet ...

À tous ceux qui craignaient que le beau jeu disparaisse au profit de l'efficacité pure, Franky Vercauteren a une réponse claire : "Mon but n'est pas de tout changer. Il y a un projet au RSCA, une vision, qui nécessite du temps et nous devrons y travailler. Mon but est d'améliorer les choses, pas de les changer", affirme-t-il. "Je suis là pour discuter, trouver des solutions et des réponses aux questions qu'on se pose. S'il faut changer quelque chose, je le ferai, mais ce n'est pas mon premier objectif". 

Reste une certitude : il faut de l'amélioration. "Je crois que le point que tout le monde souligne, c'est l'efficacité, qui doit revenir. J'ai des responsabilités : il y a des résultats à obtenir et comme nous sommes à Anderlecht, les objectifs sont hauts - mais doivent être réalistes au vu de la situation", précise Vercauteren. "Différents éléments expliquent la situation actuelle, qui est indigne d'Anderlecht". 

Nous ne sommes pas Manchester ou Barcelone

Vercauteren peut-il continuer dans la voie initiée par le duo Kompany-Davies et fort inspirée par le jeu de Pep Guardiola à Manchester City ? En d'autres termes, le beau jeu sera-t-il toujours au programme ? "Tout le monde aime le beau jeu ! En tant qu'entraîneur, c'est toujours ce que vous voulez", affirme le T1 mauve. "Mais il y a une différence entre bien jouer au football et offrir le match à l'adversaire. Gagner n'est pas mon seul objectif, je suis parfois mécontent après une victoire car le jeu était mauvais. Mais il va falloir apprendre à gagner en jouant mal, parfois". 

"Manchester City ? Ca va deux ou trois fois plus vite que le jeu que je proposais à l'époque (sourire). C'est un exemple, une inspiration qu'on peut avoir, mais c'est incomparable", ajoute Vercauteren. "On peut en apprendre beaucoup, mais nous ne sommes ni Manchester City, ni le FC Barcelone. Nous devons avoir notre jeu, celui d'Anderlecht. Et j'ai l'ADN d'Anderlecht, il me semble ...".

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