L'Argentine ne pouvait pas tenir jusqu'au bout : Ferran Torres offre à l'Espagne sa deuxième étolie !

Scott Crabbé, journaliste football
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L'Argentine ne pouvait pas tenir jusqu'au bout : Ferran Torres offre à l'Espagne sa deuxième étolie !
Photo: © photonews
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L'Espagne a remporté sa deuxième étoile en dominant l'Argentine aux prolongations (1-0). La Roja a acculé son adversaire tant et plus mais s'est longtemps heurtée à un grand Emiliano Martinez. Avant la délivrance signée Ferran Torres.

Un mois et huit jours après la victoire inaugurale du Mexique contre l'Afrique du Sud, le MetLife Stadium de New York accueillait le tout dernier match de cette Coupe du Monde 2026, celui que tout le monde attendait, la grande finale entre l'Espagne et l'Argentine.

La rencontre entre la maîtrise collective espagnole et le jusqu'au-boutisme élevé au rang d'art par les Argentins a commencé avec une occasion pour la Roja, sous la forme d'une frappe déviée de Lamine Yamal arrêtée comme il pouvait par Dibu Martinez après cinq minutes. Dans la foulée, c'est l'autre star au coup d'envoi de cette finale, un certain Lionel Messi, qui a nécessité une intervention d'Unai Simon, une anticipation face à la prise de la profondeur du génie de Rosario.

Mais la première mi-temps à bien vu l'Espagne prendre l'initiative en multipliant les 'toros' au cœur du jeu. Un scénario auquel l'Argentine s'était évidemment préparée ; avec Alexis Mac Allister en tête dans l'entrejeu, l'Albieleste a pris un malin plaisir à entraver la progression espagnole, réduite à des centres dangereux de Lamine Yamal et Marc Cucurella.

Yamal Lamine - Mac Allister Alexis
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La pression ibérique s'est accentuée en fin de première mi-temps, avec des frappes d'Oyarzabal et Cucurella respectivement captées par Dibu Martinez et hors-cadre. Une débauche d'énergie défensive qui aura été fatale à Lisandro Martinez, contraint de céder sa place à Nicolas Otamendi en toute fin de premier acte ; 0-0 au repos.

Endormie par les...30 minutes de pause (le temps accordé à Shakira pour gratifier le stade de feintes de corps dignes de Jeremy Doku), l'Argentine a commencé par quelques cadeaux plein axe pour directement réalerter Émiliano Martinez.

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L'Argentine plie mais ne rompt pas (avant les prolongations)

L'entrée de Leandro Paredes aura encore fait monter d'un cran le degré de dramaturgie, avec quelques échauffourées dont il a le secret. L'Espagne n'en a pas moins repris sa marche en avant, avec quelques nouveaux ballons très chauds, dégagés in extremis par un pied ou un tibia argentin.

Et quand Lamine Yamal a fini par faire la différence, les Argentins ont pu s'en remettre à leur gardien pour détourner la reprise de la tête de Ferran Torres. Ou la frappe de Pedri partie de l'entrée du rectangle. Ou encore un dernier coup franc de tous les dangers signé Yamal.

Repliée dans son rectangle sans même tenter la moindre frappe, l'Argentine a obtenu ce qu'elle était venue chercher : les prolongations. Mais à quel prix : les cinq changements argentins effectués avant la 70e témoignaient déjà d'une fatigue bien logique à force de courir après le cuir et de couper les angles de passe aux abords du rectangle. Et comme si cela ne suffisait pas, Enzo Fernandez a encore un peu plus compliqué la donne en écopant d'une deuxième carte jaune pour une faute grossière, après un premier avertissement pour contestation.

Montiel Gonzalo Ariel
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Place à une demi-heure de plaisir supplémentaire dans ce combat hispanique. Déjà auteur de dix parades en 90 minutes, Martinez a repris la partie comme il l'avait laissée, avec un arrêt miracle sur un centre de Pedri effleuré par Nico Williams.

Les filets argentins ont bien tremblé après 95 minutes, mais l'arbitre a immédiatement annulé le but de Nico Williams pour ce qui a été interprété de manière très litigieuse comme une semelle de Merino au préalable. Supersub contre le Portugal et la Belgique, Mikel Merino a bien failli faire la passe de trois dans la foulée de sa faute offensive, mais sa tête décroisée est passée juste à côté du but. 

Ferran Torres entre dans l'histoire

Mis à l'épreuve sans arrêt, le verrou argentin a fini par céder. Alors que les joueurs sortaient à peine des massages de la mi-temps des prolongations, un centre très aérien a attiré Emiliano Martinez dans une zone ingrate, laissant Nico Williams remiser en retrait pour Ferran Torres, qui a fait taire toutes les critiques d'un simple tir - mais quel tir - sous la latte (106e, 1-0).

L'attaquant du Barça a même failli plier cette finale en plantant un doublé en moins de dix minutes, mais son but a été annulé pour un léger hors-jeu. Sans conséquence : malgré les premiers assauts argentins, marqués par deux énormes occasions à la 119e, seul Charles De Ketelaere aura réussi à marquer un but à cette équipe d'Espagne. Un moins après s'être montrée stérile contre le Cap-Vert, la Roja s'adjuge sa deuxième étoile sous les yeux de la promotion de 2010. Lionel Messi n'a pu que s'agenouiller sur la pelouse du MetLife Stadium : le collectif espagnol a eu la patience nécessaire pour déjouer les plans de cette Argentine plus cynique que jamais.

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