Analyse Pourquoi Anderlecht risque de vendre Nathan De Cat moins cher que prévu
Photo: © photonews
Nathan De Cat est l'un des joueurs les plus suivis de notre championnat. Un départ l'été prochain semble se rapprocher, mais le RSC Anderlecht parviendra-t-il à faire sauter la banque pour autant ?
On le sait : le RSC Anderlecht espère réaliser une vente record avec Nathan De Cat (17 ans). La précocité du jeune milieu de terrain, son importance dans l'équipe à un rôle nécessitant énormément de maturité, sa sélection en équipe nationale : tout cela fait espérer que De Cat soit vendu plus cher encore que Jérémy Doku, parti à Rennes pour 26 millions d'euros.
Sera-ce l'été prochain ? C'est le scénario vers lequel on semble se diriger - à moins que le joueur prolonge son contrat, et cela ne se ferait qu'en cas de Coupe d'Europe assurée pour Anderlecht. Reste à voir où signerait De Cat. Si un "géant" d'Europe (comme le Bayern) se l'offrait, un prêt serait envisageable pour qu'il continue sa progression à Anderlecht - là encore, seulement en cas d'Europe.
Nathan De Cat vendu pour moins cher qu'espéré ?
Mais des clubs de moindre standing sont également cités. Sky Germany en cite deux : le RB Leipzig et le Bayer Leverkusen seraient très intéressés par le jeune prodige du RSC Anderlecht. Et selon le média allemand, le prix d'achat estimé serait... entre 20 et 25 millions d'euros.

Une somme étonnamment basse quand on pense aux montants qu'a pu toucher, par exemple, le Club de Bruges pour des garçons comme Charles De Ketelaere et Ardon Jashari. Mais ces montants assez bas s'expliquent par plusieurs facteurs objectifs.
Tout d'abord, l'histoire de ventes du RSCA : c'est un fait, Anderlecht n'a jamais "survendu" ses pépites. Moins agressif dans ses négociations que d'autres clubs comme Genk ou Bruges, qui ont souvent tiré beaucoup plus qu'attendu de leurs joueurs, Anderlecht n'a tiré "que" 26 millions d'une future star comme Jérémy Doku. Michael Verschueren et Kenneth Bornauw peuvent changer cette mauvaise habitude, mais une continuité et de la stabilité dans un organigramme facilitent aussi les choses.
La fin de contrat de De Cat en 2027 et l'absence d'Europe coûtent cher
Ensuite, le profil : De Cat n'a pas de statistiques exceptionnelles, et évolue à un poste pour lequel les clubs européens déboursent moins volontiers des sommes indues, au contraire d'un 9, pour lequel on peut facilement crever le plafond (comme Brentford l'a fait avec Igor Thiago). Son statut d'international signifie (un peu) moins qu'on pourrait le croire : en 2026, énormément de joueurs sont internationaux très jeunes. À moins d'être titulaires réguliers en équipe nationale, cela n'influe pas massivement sur leur valeur dans les négociations.
Enfin, si Neerpede conserve une certaine aura, les clubs européens n'ont pas manqué de remarquer que le RSC Anderlecht n'a pas joué de Coupe d'Europe cette saison ; Nathan De Cat n'a donc aucune expérience européenne. Là où les talents de Bruges peuvent se mettre en vitrine en Champions League, ce qui fait pour le coup véritablement exploser leur valeur, De Cat devrait rester un an de plus pour jouer ne serait-ce que la Conference League (forcément moins valorisante).
Et en l'état actuel des choses, il ne... peut pas rester un an de plus, puisque Nathan De Cat arrive en fin de contrat en 2027. Un manque de prévoyance de la part du RSCA qui pourrait bien coûter très cher. Car aucun club ne paiera 50 ou 40 millions d'euros (la somme que les supporters et analystes citent parfois) pour un joueur auquel il reste un an de contrat...
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