"Ce n'était peut-être pas leur plan, mais..." : Christian Burgess répond à la frustration anderlechtoise
Photo: © photonews
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Christian Burgess est un capitaine comblé après la victoire de l'Union Saint-Gillois contre Anderlecht en finale de la Coupe. Tout ce dont pouvait rêver l'équipe avant le match pour le titre au Club de Bruges.
Après avoir soulevé le trophée, Christian Burgess s'est présenté en interview avec le sourire aux lèvres, le sentiment du devoir accompli : "On a fait le job, même si ça a pris un peu plus de temps que ce qu'on aurait voulu. C'est un sentiment très spécial, notamment avec le brassard de capitaine. Même si pour être honnête, la première victoire en Coupe il y a deux ans était encore plus spéciale. Il y avait plus de pression sur cette première finale contre l'Antwerp", explique-t-il à notre micro.
Burgess s'explique : "On n'avait plus rien gagné depuis des dizaines d'années, on finissait si proches du but les saisons précédentes. Ici, on a sans doute pu plus en profiter. Mais ne me comprenez pas mal, il y avait aussi de la pression contre Anderlecht, cela reste une finale, un derby bruxellois".

C'est ce qui explique que le soulagement de finir la saison avec au moins une Coupe dans l'armoire à trophée n'est pas tant présent que cela : "La pression aujourd'hui, elle est surtout interne, c'est celle que l'on instaure pour sans cesse revoir nos ambitions à la hausse. Non, nous ne sommes pas rassasiés, nous voulons faire le doublé. Mais il y a deux ans, il y avait peut-être plus ce soulagement de remporter au moins un trophée avec la Coupe, la pression venant de l'extérieur était plus forte".
L'Union en est désormais à trois saisons consécutives avec au moins un trophée : "Si on s'habitue ? C'est pour cela qu'on joue au football. Chaque saison, il y a de nouveaux challenges à aller chercher, avec un nouveau groupe, de nouvelles personnalités".
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L'Union a fait déjouer Anderlecht
Christian Burgess a également répondu aux propos d'Adriano Bertaccini, qui a déclaré qu'Anderlecht avait fait l'inverse de ce qu'il devait faire, en abusant de longs ballons, facilement renvoyés par les tours saint-gilloises, au lieu de faire mal à son adversaire en jouant au sol. "Je comprends leur frustration. Mais cela fait aussi partie de notre jeu, de notre pressing".
"Notre philosophie s'applique aussi bien aux attaquants qui vont presser très haut qu'aux défenseurs qui anticipent jusqu'à la ligne médiane. Envoyer des longs ballons n'était peut-être pas le plan d'Anderlecht, mais un match dépend de deux équipes, nous les avons sans doute forcés à le faire. Et d'un autre côté, le coup franc qui leur permet d'égaliser tombe sur un long ballon. Je n'ai pas senti de nervosité particulière dans leur chef. Ils ont fait leur match, ils ont eu leurs moments", explique-t-il.
Christian Burgess, le premier à faire trembler les filets, en vain
En capitaine exemplaire, le défenseur anglais avait cru montrer la voie aux siens en ouvrant le score sur coup franc, mais son but a été annulé par le VAR pour un hors-jeu de Kevin Mac Allister influant la phase.
"Je n'avais vraiment pas vu venir l'intervention du VAR. Quand j'ai sauté, je ne sentais pas d'adversaire au duel sur qui j'aurais pu commettre une faute, et je n'étais pas hors-jeu. C'est l'arbitre qui m'a dit qu'on examinait un potentiel hors-jeu de Kevin. Et quand il est appelé à revoir la phase, il revient presque toujours sur sa décision. C'est ainsi que fonctionne le football aujourd'hui, donc il n'y a rien à faire. Mais cela n'a aucune importance au bout du compte", commente Burgess.
Reste que l'ancien de Portsmouth pensait pouvoir dédier le but à sa fille. Âgée de deux ans, c'est la première fois qu'elle voyait de ses propres yeux son père soulever un trophée : "Elle était déjà venue au stade contre Malines, mais j'étais suspendu, même si on avait passé un bon moment en tribune. En fait, elle était aussi déjà présente lors du match du titre contre Gand il y a un an, mais elle avait dû rentrer directement après pour aller au lit. Ici, quand j'ai quitter la pelouse en pouvant voir son sourire dans les tribunes, c'était un sentiment très spécial".

Il a pourtant fallu attendre 30 minutes de plus : Quand l'arbitre a envoyé tout le monde aux prolongations, je me suis dit 'Zut, elle va devoir rester plus longtemps, elle sera peut-être un peu plus fatiguée et difficile à gérer'. Rien que pour ça, j'aurais voulu gagner avant les prolongations (rires). Mais j'ai eu l'occasion de la voir, elle n'a pas l'air de m'en vouloir, elle est heureuse".
Des sourires qui permettront sans doute au groupe d'avoir les jambes un peu moins lourdes à Bruges : "Dimanche, une nouvelle grande affiche nous attend. D'abord, je vais en profiter, ensuite nous allons récupérer. Le fait que nous ayons joué des prolongations ne changera pas grand-chose pour ce match. Ce sont deux équipes de très haut niveau. Mais cette victoire en Coupe vient évidemment comme un boost, il faut juste surfer sur cette vague".
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