"Assume !" : un Diable Rouge ciblé par les critiques après le partage contre l'Égypte
Photo: © photonews
La prestation de Leandro Trossard contre les Pharaons suscite une nouvelle fois quelques débats endiablés. Thomas Chatelle et Anthony Vanden Borre n'y vont pas de main morte.
Sa talonnade pour lancer Thomas Meunier vers le but, finalement pas transformée en assist par le Gaumais, valait à elle seule le détour : avec ce seul geste, Trossard a montré qu'il avait de la magie dans les pieds. Mais en dehors de cela, l'attaquant d'Arsenal a eu bien du mal à créer le danger. Et pourtant, c'est le seul joueur du secteur offensif a être resté sur le terrain jusqu'au bout, preuve que Rudi Garcia était satisfait de sa rencontre, il l'a d'ailleurs confirmé lors de sa conférence de presse d'après-match.
Pourtant, l'ancienne pépite de Genk faisait une nouvelle fois partie des cas les plus discutés. Sur le plateau de RTL Sports, Thomas Chatelle et Anthony Vanden Borre, eux-mêmes deux anciens Diables Rouges expliquent être restés sur leur faim.
Le cas Leandro Trossard toujours aussi clivant chez les Diables
Pour le premier cité, la Belgique est en droit d'attendre plus de Trossard, dont les prestations ne sont que rarement à la hauteur de son statut en Angleterre : "L’historique de Trossard en équipe nationale, c’est quand même compliqué. Il ne parvient pas à inverser la tendance, il arrive avec un statut de finaliste de Ligue des Champions, de vainqueur de la Premier League".
Vanden Borre le rejoint : "À partir du moment où tu reçois les clés d’un coach comme ça, prends-les et assume ! C’est quoi notre plan B dans ce cas-là ? Un Trossard doit absolument plus peser dans ces moments-là. De Ketelaere a été transparent. C’était totalement insuffisant".
Une intelligence de jeu trop souvent oubliée mais trop peu de danger amené
Avec les pépins physiques de Jérémy Doku et l'état de forme encore loin d'être optimal de Romelu Lukaku, les Diables doivent plus que jamais se trouver d'autre circuits préférentiels. Ceux menant à Trossard et à CDK n'ont été que peu satisfaisants.
Le Limbourgeois ne sera jamais un joueur aussi virevoltant et explosif comme Jérémy Doku peut l'être. La comparaison jouera forcément en défaveur de Trossard, qui mise sur d'autres qualités, peu souvent utilisées en sélection. Pas aussi entouré pour combiner comme il aime le faire dans le collectif d'Arsenal, l'ancien de Brighton a bénéficié des montées de plus en plus généreuses de Thomas Meunier mais devait dans le même temps garder un oeil dans le rétroviseur pour en combler les espaces.
La question d'Anthony Vanden Borre a pourtant tout son sens : Rudi Garcia dispose-t-il d'un plan B ? La constitution du noyau semble vouloir faire pencher la réponse vers l'affirmative. Avec ses buts pleins de classe en amical, Dodi Lukebakio a rappelé à tout le monde qu'il était un joueur plus frivole et capable d'oser un peu plus, pour décoincer une rencontre sur un geste. Désormais, il doit prouver à Garcia qu'il dispose de la même assiduité défensive. Alexis Saelemaekers a quant à lui perfectionné son sens tactique et est devenu un joueur plus complet grâce à ses six saisons en Italie. Mais entre lui et Trossard, Rudi Garcia a fait son choix.
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